Zoom

alzheimer-bien-communiquer-alzheimer-goed-communiceren_493x200

Alzheimer: comment trouver les bons mots?

Troubles de l’attention, de la mémoire, du langage... La communication entre une personne atteinte de démence et ses proches est souvent mise à mal lorsque la maladie évolue. Comment mieux communiquer?

Il n’est pas toujours évident de bien communiquer avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Dans les premiers temps, elle cherche ses mots, utilise un nom pour un autre, perd parfois le fil de la conversation. Rien d’insurmontable... Mais avec le temps et l’évolution de la maladie d’Alzheimer, ces difficultés se font de plus en plus fréquentes et s’intensifient. Progressivement, la personne démente va éprouver de plus en plus de difficultés à exprimer ses idées, à construire son discours... L’interlocuteur se sent également dépourvu face à ce langage qui lui semble, à tort, vide de sens. Pourtant, certains gestes et attitudes peuvent faciliter la communication.

Alzheimer: comprendre ou se faire comprendre

Comprendre et se faire comprendre sont deux choses différentes. Chez une personne atteinte de démence, la capacité à produire un discours se détériore plus rapidement que sa capacité à comprendre celui d’autrui. Ce n’est donc pas parce que la personne n’arrive pas à parler qu’elle ne comprend pas ce qu’on lui dit et que lui parler ne sert plus à rien! De même, la personne continue, jusqu’à la fin de sa vie, à ressentir des émotions et des sensations comme la colère, la joie...

Pour éviter d’isoler la personne atteinte de démence:

  • continuez à lui parler même si elle ne répond plus;
  • parlez-lui directement, posez lui vos questions sans passer d’abord systématiquement par son conjoint;
  • n’hésitez pas à aborder des sujets qui font appel aux souvenirs plus anciens, qui sont mieux conservés, qui lui tiennent à cœur.

Respecter la personne démente

Dans le même ordre d’idée, évitez tout discours infantilisant vis-à-vis de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer: vocabulaire enfantin, attitude condescendante, ton aigu, intonation ou articulation excessive. Cette façon de s’exprimer peut être blessante et dévalorisante pour votre interlocuteur. Simplifiez votre discours tout en respectant l’autre:

  • optez pour des phrases courtes;
  • ralentissez légèrement le débit de paroles;
  • utilisez des mots et une grammaire «d’adultes»;
  • évitez de passer du coq à l’âne constamment;
  • évitez les conversations à plusieurs dans la mesure du possible;
  • évitez de tutoyer une personne sans son accord.

Alzheimer: miser sur le non-verbal

90% de ce que nous disons, nous l’exprimons avec le corps. Chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, la communication non verbale est conservée plus longtemps. Les gestes, le regard, l’attitude, la position sont autant de signes qui en disent parfois plus long qu’un discours. Soyez-y attentifs, ils pourront vous aiguiller sur les souhaits ou intentions de la personne démente.

Vous pouvez également utiliser le non-verbal pour faciliter la communication avec la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer:

  • lorsque vous lui parlez, lui toucher le bras ou l’épaule peut la rassurer et l’aider à rester concentrée sur vos propos. Vous pouvez également lui masser la main ou lui caresser le visage. Tout cela avec son consentement bien entendu;
  • regardez la personne dans les yeux en lui parlant, comme vous le feriez avec tout un chacun;
  • prenez conscience de ce que vous «dites» corporellement. Un sourire sincère peut souvent faire des miracles!
Publicité
Les maladies de A à Z