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Mieux communiquer avec un patient Alzheimer

Lorsque la maladie gagne du terrain, il peut devenir difficile de communiquer avec un patient Alzheimer. Quelques clés pour faciliter les échanges.

Les difficultés de communication sont courantes lorsque l'on vit avec une personne qui souffre de la maladie d'Alzheimer. Il n'existe bien sûr pas de solution à proprement parler mais il suffit parfois simplement de changer son approche pour débloquer une situation.

Une question qui cache un souvenir

"Sommes-nous mardi aujourd'hui?" Yvette, atteinte de la maladie d'Alzheimer, pose cette question en apparence banale à Sabine Henry, Présidente de la Ligue Alzheimer. Cette dernière répond négativement, mais Yvette insiste. Mme Henry comprend qu'il y a anguille sous roche et lui demande ce qui se passe le mardi. Yvette se détend et lui répond qu'elle va au marché avec sa maman, qui lui achètera des petits raisins. "Dans ce cas, Yvette parlait d'un mardi qui avait eu lieu il y a bien longtemps", nous explique Mme Henry. "Elle me proposait un souvenir qu'elle avait à l'esprit à ce moment. Elle m'avait choisie pour le partager. Sa question était en quelque sorte un prétexte." Dans ce genre de situation, il suffit donc parfois de changer d'angle, de chercher le vrai message pour comprendre ce que veut réellement dire le malade.

Un réflexe de défense

"Les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer ne comprennent pas toujours nos recommandations, nos demandes ou tout simplement où nous voulons en venir. Leur premier réflexe peut dès lors être de tout refuser, par prudence, pour se protéger." Comprendre pourquoi le patient refuse et l'accepter peut parfois débloquer une situation. En laissant du temps à la personne pour réfléchir par exemple. "Le fait de refaire la même demande plus tard peut créer un "déjà entendu" qui mettra le patient en confiance. Peut-être acceptera-t-il dès lors plus facilement la demande".

Accompagner plutôt que convaincre

"Il faut s'adapter à l'histoire du patient plutôt que d'essayer de le convaincre de la nôtre. Il est inutile d'essayer d'imposer ses vues. Si les patients n'ont plus toujours toutes leurs capacités intellectuelles, ils ressentent toujours les choses; une "intelligence du coeur" subsiste." Ils comprennent donc quand on veut les convaincre à tout prix et résistent. Aux proches donc de s'adapter et de modifier leur approche.

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