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Le prix MetLife 2008 pour Bart De Strooper

Le Pr. Bart De Strooper de la KU Leuven a remporté le prix Alzheimer de la fondation américaine MetLife. Le chercheur a été distingué pour ses travaux novateurs sur les causes de la maladie d'Alzheimer.

Bart De Strooper est, depuis 2005, chef de département du Centrum voor Menselijke Erfelijkheid (centre de l’hérédité humaine) à la KUL et occupe parallèlement des fonctions de direction au Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB) (institut flamand de biotechnologie). Ces dernières années, il a mené pas mal de travaux de recherche novateurs, notamment sur les causes de la maladie d’Alzheimer. C’est ainsi qu’en 1998 il a démontré le rôle central de la préséniline (une protéine) dans le développement de la maladie, ce qui a donné le coup d’envoi mondial à la mise au point de nouveaux médicaments.

70 millions de personnes atteintes de démence sénile d’ici 2050

En plus de Bart De Strooper, le prix 2008 de la MetLife Foundation a aussi été attribué à Robert J. Vassar (North Western University, Chicago) et Philip C. Wong (John Hopkins University School of Medicine). "Tous les grands noms de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, des scientifiques que j’admire depuis toujours, figurent sur la liste du MetLife Award", a commenté Bart De Strooper. Je suis très fier et honoré que ma contribution à la résolution de cette maladie soit évaluée à ce niveau, et ce par mes collègues actifs dans le domaine."

Près de 12 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer dans le monde. Un chiffre en augmentation. Dans quelques années, de 10 à 20% des plus de 70 à 80 ans devraient être atteints de la maladie d’Alzheimer et, d’ici 2050, près de 70 millions de personnes devraient être touchées par une démence sénile dans le monde.

Avancées de la recherche

Dix ans après la découverte du rôle central de la protéine préséniline dans le développement de la maladie d'Alzheimer, la recherche a beaucoup progressé. "Nous savons désormais que des enzymes appelées bêta et gamma-sécrétases sont liées à la production anormale dans le cerveau de plaques bêta-amyloïdes à l'origine de la destruction des cellules nerveuses. Ces connaissances, ainsi que d'autres, ont permis d’élaborer de nouveaux médicaments, dont certains sont testés actuellement dans notre pays ", explique Bart De Strooper.

Médecins et patients ne doivent toutefois pas s’attendre à un remède miracle. "La mise au point d'un traitements permettant de freiner le développement de la maladie constituerait déjà un grand pas en avant. Le prix de la MetLife Foundation sera d'ailleurs utilisé pour poursuivre la recherche fondamentale, pour payer de jeunes chercheurs et pour financer les machines et le matériel nécessaires à la recherche."

Pieter Segaert

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