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Alzheimer: retarder le placement en institution

Des chercheurs américains mettent en avant les bénéfices de la combinaison de traitements dans la maladie d'Alzheimer.

Alzheimer: le placement en institution

Le poids qui pèse sur les épaules des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et de leurs proches peut être énorme. Avec les années, les capacités cognitives s'altèrent inéluctablement. Viennent d'abord les petits oublis, puis apparaissent parfois les changements de personnalité, les fugues... menant à des situations difficilement tenables pour les aidants proches, conjoints, famille, amis. Quand la situation à la maison est devenue ingérable, le placement en institution se profile alors bien souvent comme le dernier recours. Un placement bien souvent vécu comme un échec par les familles mais qu'il serait possible de repousser en combinant les traitements selon les résultats d'une étude publiée dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry.

Des traitements en combinaison

Les traitements utilisés dans le cadre de la maladie d'Alzheimer ne visent pas à guérir la maladie mais à atténuer les symptômes et à freiner son évolution, ce qui permet d'améliorer la qualité de vie des patients. On en connaît deux sortes: les anticholinestérasiques et la mémantine. Des chercheurs américains se sont intéressés à ces traitements et ont tenté de découvrir leurs effets lorsqu'ils étaient utilisés simultanément. Ils ont suivis 943 patients pendant plus de 20 ans afin de déterminer quelle influence pouvait avoir la combinaison de ces deux types de médicaments sur le placement en institution d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer.

Retarder le placement

Les patients qui combinaient les deux traitements avaient un risque plus de trois fois moindre d'être placés en institution que les patients qui n'étaient traités qu'à l'anticholinestérasique. Ce qui laisse supposer selon les chercheurs que la mémantine renforcerait l'effet de ce dernier traitement. La combinaison semble ainsi améliorer les capacités de communication, leur état fonctionnel et leur qualité de vie, leur permettant de cette manière de rester plus longtemps à la maison.

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