Traitement

Qu'attendre des traitements?
Une action sur les symptômes
La cause de la maladie d'Alzheimer n'étant pas connue, on ne dispose, à l'heure actuelle, d'aucun traitement préventif ou curatif. En revanche, il existe des médicaments qui agissent sur les symptômes (traitement symptomatique), en les atténuant et en ralentissant l'évolution de la maladie, ce qui a pour effet d'améliorer notablement la qualité de vie du malade et de son entourage. Les traitements symptomatiques ont montré une efficacité à tous les stades de la maladie. Il est donc fondamental de traiter la personne le plus précocement possible et de maintenir le traitement aussi longtemps qu'il apporte des bénéfices.
La recherche scientifique se poursuit
La recherche se poursuit et consacre ses efforts, entre autres, aux traitements préventifs de la maladie, en intervenant sur les facteurs qui favorisent l'apparition des plaques amyloïdes et de la dégénérescence neurofibrillaire. Enfin, la thérapie génique devrait également permettre de réaliser des progrès thérapeutiques significatifs.
Les anticholinestérasiques
Une action sur le cerveau
Apparus il y a une dizaine d'années, les inhibiteurs de la cholinestérase ont pour but de compenser les carences en acétylcholine dans le cerveau. Ce neurotransmetteur est impliqué dans la mémoire et son taux est fortement réduit chez les malades atteints de la maladie d'Alzheimer. Ces médicaments ralentissent donc la destruction de l'acétylcholine (en bloquant l'action de l'enzyme responsable de sa dégradation: l'acétylcholinestérase).
Une efficacité dans les formes légères à modérées
Les anticholinestérasiques sont indiqués dans les formes légères à modérées de la maladie d'Alzheimer. Ces médicaments agissent sur les symptômes, en retardant l'évolution des troubles cognitifs. Ils ralentissent l'évolution des symptômes, ils ont une certaine efficacité sur les troubles du comportement et un impact positif sur la vie quotidienne du patient.
Des médicaments remboursés
Il existe trois médicaments de ce type en Belgique (Aricept®, Exelon® et Reminyl®), qui bénéficient chacun d'un remboursement après accord du médecin conseil de la mutuelle. Un dossier doit être introduit par un neurologue, un psychiatre, un neuropsychiatre ou un gériatre, sur base d'une série de tests et d'un score MMSE supérieur ou égal à 12. Un renouvellement de demande doit être fait une première fois après 6 mois de traitement et ensuite tous les ans.
La mémantine
Une action sur le cerveau
S'appuyant également sur les connaissances accumulées dans le domaine de la neurotransmission, la mémantine (Ebixa®) a un mode d'action différent des inhibiteurs de la cholinestérase.
La mémantine est un antagoniste des récepteurs NMDA (N-methyl-D-aspartate). Elle agit sur un autre neurotransmetteur indispensable au système nerveux central, le glutamate, qui est présent en quantité trop importante dans la maladie d'Alzheimer.
La mémantine empêche que le récepteur NMDA soit trop stimulé par l'excès de glutamate, tout en permettant le fonctionnement normal de ce récepteur NMDA qui joue un rôle important dans le processus d'apprentissage et de mémoire.
Une efficacité dans les formes modérées à sévères
La mémantine est indiquée dans les formes modérées à sévères de la maladie. Elle ralentit l'évolution des symptômes et apporte des bénéfices dans le fonctionnement global du patient, les activités de la vie quotidienne, les fonctions cognitives et le comportement.
La mémantine (Ebixa®) remboursée
Le remboursement passe par l'accord du médecin conseil de la mutualité et est autorisé à partir d'un score MMSE inférieur ou égal à 14/30 (formes modérément sévères à sévères) avec des modalités de renouvellement 6 mois après le début du traitement et ensuite tous les ans. Le score MMSE ne peut descendre en dessous de 3/30.
Autres traitements
L'apparition des premiers symptômes de la maladie est souvent accompagnée d'un état dépressif, la personne malade ayant une certaine conscience de ses déficiences. Dans ce cas, un traitement par antidépresseur peut être indiqué.
-Les neuroleptiques sont parfois nécessaires pour réduire les troubles du comportement, les hallucinations ou les idées délirantes, mais ils présentent un risque d'effets secondaires.
-Une prise en charge psychothérapeutique peut également être proposée à l'entourage.
-Enfin, certaines cliniques organisent des activités spécifiques de stimulation cognitive, afin de maintenir le plus longtemps possible la capacité des patients Alzheimer débutants à faire face aux tâches de la vie quotidienne.
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