Journal d'une insomniaque

testblog
29/03/2013

Sur son blog «Journal d’une insomniaque», Catherine Fouron livre les pensées qui l’animent au cours de ses longues nuits d'insomnie.

Pourquoi avoir commencé à rédiger ce blog? L’écriture s’est imposée à l’aube de la quarantaine. Un besoin de créer, d’articuler ma pensée autour d’un univers qui me soit propre. Insomniaque depuis plusieurs années, je meublais désormais mon insomnie avec cette question… Écrire, mais quoi? Jusqu’à ce que l’évidence surgisse… J’allais donner voix à toutes ces conversations avec moi-même au cœur de la nuit, toutes ces théories de la vie élaborées sous la couette alors que la ville entière est endormie.

Vos posts prennent la forme de «conversations avec votre hamster». Pourquoi ce choix? Guy est ce hamster que j’ai dans la tête et que je blâme pour mon insomnie depuis bien avant la création de mon blog! Pour mettre en mots l’agitation mentale qui se déroule durant mes nuits, je devais lui donner sa voix. Un peu la mienne, quand le confort de la nuit fait tomber les inhibitions... Ces conversations avec mon hamster, ce sont les procès-verbaux de mes insomnies, en quelque sorte.

L'écriture vous aide-t-elle à faire face à vos insomnies? Non seulement l’écriture m’aide à faire face à l'insomnie, elle lui donne un sens. Elle a maintenant une raison d’exister. Mon insomnie a pris la forme d’un métier à tisser sur lequel j'entrelace les idées, les mots, les fantasmes et la déraison propre au manque de sommeil... Ce qui en ressort est un tissu où s’expriment les couleurs souvent sombres mais riches des cerveaux qui s’emballent un peu trop dans le noir.

Y a-t-il un message que vous souhaitez faire passer aux autres personnes insomniaques? D’une nuit sans sommeil émerge cette lucidité qui ne s’atteint que très rarement dans la lumière du jour. Il faut de la pénombre pour voir clair. Des zones d'ombre jaillissent notre vérité, notre lumière. Mais bon, il faut quand même trouver une façon de dormir...

 

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