Troubles bipolaires: oser se livrer

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13/05/2013

À travers son blog «dépression bipolaire», Nathalie Roche ose enfin se confier sur sa vie avec les troubles bipolaires. Une maladie qu’elle estime encore tabou.

Pourquoi avoir décidé de tenir un blog? Je n'ai jamais apprécié écrire. Il m'est arrivé, adolescente, de rédiger quelques poèmes, que personne n'a jamais lus. À l’époque, je ne voulais pas que mes proches puissent connaître mes idées noires. Lorsque le diagnostic de dépression est tombé, je n'ai pas été surprise, je la sentais germer en moi depuis quelques années. Je vivais dans le déni, dans l'hyperactivité. Mais pour la bipolarité, cela n’a pas été la même chose. C’est une maladie dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Alors j'ai commencé à effectuer des recherches sur internet. Mais on y trouve de tout et j’avais de plus en plus peur et très honte de cette maladie! Je me repliais sur moi-même, je ne voulais surtout pas l’annoncer à qui que soit. Je pensais être folle. La question qui me taraudait, c’était «pourquoi moi ?». Quelles ont été la ou les causes de cette maladie? Pour mieux comprendre, j'ai commencé à chercher des articles sur le sujet, à aller sur un forum destiné aux bipolaires… Mais je ne trouvais pas de descriptions qui correspondaient à mon vécu. Et puis l'idée m'est venue de créer mon propre blog, puisque je ne me retrouvais jamais réellement dans ce que je lisais.

Comment cela vous aide-t-il face à la maladie? Sur le blog, je partage mes états d'âme, mon mal-être, la solitude, l'anxiété, les angoisses, l'hypersensibilité, les variations d’humeur... mais aussi des images, des chansons, des vidéos, des liens qui me semblent plus proches de ma réalité. J’ose enfin parler de moi. Je me confie sans avoir peur du jugement, une sorte de lâcher prise que je ne peux pas encore réaliser dans la réalité mais que le virtuel me donne et qui m'apaise.

Parle-t-on assez des troubles bipolaires selon vous? Non, je pense que cette maladie reste encore trop «tabou». On ne parle pas assez des facteurs favorisants qui mènent à son développement. Je trouve qu’il devrait y avoir plus de recherche en ce sens. Comprendre d’où vient cette maladie nous permettrait d’avancer avec plus de sérénité.

 

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