Témoignages

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Certains patients sont plus fragiles des bronches

Dr Pol Ravez, chef du service de pneumologie au CHU Ambroise Paré.

Face à une éventuelle bronchite aiguë, une surveillance plus attentive est de mise chez les personnes souffrant également de BPCO, d’asthme, de diabète ou de maladies cardiaques.

Tout le monde est-il sur un pied d’égalité lorsque l’on soupçonne une bronchite?

«Non, certains patients sont plus sensibles: les personnes qui souffrent d’une affection chronique respiratoire sous-jacente, comme de l’asthme ou de la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), de diabète, d’insuffisance cardiaque... Une infection peut par exemple favoriser une exacerbation d’une BPCO. Il est également primordial chez ces différents patients de ne pas passer à côté d’un diagnostic de pneumonie en la confondant avec une simple bronchite aiguë. Le risque de complications est en effet plus important chez ces patients que chez un sujet a priori sain. Nous sommes donc plus attentifs.»

 

Qu’est-ce que cela implique dans la prise en charge de la bronchite?

«Lorsque nous sommes face à des patients à risque, nous complétons plus souvent l’examen clinique par une prise de sang ou une radiographie afin d’exclure une éventuelle pneumonie. De même, s’ils repartent avec un diagnostic de bronchite, nous les revoyons en consultation quelques jours plus tard afin de vérifier l’évolution de la maladie.»

 

Quand faut-il reconsulter?

«Dans tous les cas, lorsque nous diagnostiquons une bronchite aiguë à un patient, nous lui conseillons de reconsulter si son état continue de s’aggraver ou si de nouveaux symptômes apparaissent. Une fièvre qui continue de grimper et monte au-dessus de 38,5 °C ou des expectorations qui s’aggravent et deviennent très purulentes ou sanglantes doivent mener à reconsulter son médecin.»

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