Cancer du col

Dépistage

Le papillotest, le dépistage du HPV à domicile

Le dépistage du cancer du col de l’utérus se faisait il y a peu uniquement sur base d’un frottis prélevé lors d’un examen gynécologique. Le frottis était ensuite examiné au  microscope afin de trouver d’éventuelles cellules suspectes.

Il est maintenant possible de réaliser soi-même un frottis de dépistage du papillomavirus humain (HPV). Ce virus sexuellement transmissible est la cause de quasiment tous les cancers du col de l’utérus. Les jeunes filles le contractent fréquemment lors de leurs premiers rapports sexuels. Heureusement, le HPV disparaît en général spontanément sans traitement. Toutefois, si l’infection persiste, des lésions précurseurs du cancer du col de l’utérus et ensuite un cancer invasif peuvent se développer. Récemment, des études ont montré qu’à partir de l’âge de 30 ans, le dépistage du virus HPV est plus efficace pour prévenir le cancer du col de l’utérus que l’examen cytologique d’un frottis.  

Le test HPV a l’avantage de pouvoir se faire sur un échantillon que la femme prélève elle-même en utilisant un outil simple. Après l’auto-prélèvement, l’échantillon est envoyé dans un laboratoire pour détecter l’ADN du HPV.

À la différence de l’examen effectué par un médecin, l’auto-prélèvement réalisé à domicile ne permet toutefois pas de détecter d’éventuelles lésions précancéreuses.

60% des femmes belges n’ont pas effectué de frottis durant les trois dernières années. Des recherches vont bientôt débuter pour déterminer si le dépistage peut être amélioré en offrant des outils d’auto-prélèvement aux femmes. Chaque année, 600 à 700 cas de cancer du col de l’utérus sont encore détectés en Belgique. Or, la plupart des décès liés au cancer du col de l'utérus pourraient être évités s'il était détecté à temps.

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