Témoignages

Cancer de la tête et du cou: le dépistage est essentiel!

Dr Brieuc Sautois, CHU de Liège.

Les cancers de la tête et du cou sont souvent découverts tardivement. D’où l’intérêt d’un dépistage précoce et d’une meilleure information du public quant aux symptômes d’alerte.

Existe-t-il un dépistage  systématique pour les cancers des voies aérodigestives supérieures?

Il n’existe pas de dépistage systématique au sein de la population à risque. Le dépistage repose davantage sur des initiatives individuelles ou des semaines de sensibilisation comme celle organisée en septembre.

Comment se passe le dépistage de ces cancers?

Par fibroscopie. On introduit un fibroscope par une narine: cela permet d’examiner l’ensemble des voies aérodigestives supérieures. Il s’agit d’un examen non douloureux, sans anesthésie. Mais on peut déjà dépister certaines tumeurs en demandant au patient d’ouvrir la bouche car il arrive qu’elles soient visibles à l’œil nu, ou en palpant le cou. Le médecin généraliste ou le dentiste est donc parfois en première ligne.

Quel est l’intérêt d’un dépistage précoce?

Aujourd’hui, la plupart des diagnostics sont assez tardifs et mettent en avant une tumeur localement avancée. Et malheureusement, le pronostic est inversement proportionnel à l’ampleur de l’extension. D’où l’intérêt de la sensibilisation au dépistage.

Quels sont les symptômes qui doivent inciter à consulter?

Les principales plaintes sont des douleurs à la déglutition, une mauvaise haleine, une masse au niveau cervical – souvent au niveau des ganglions –, une modification de la voix, des difficultés respiratoires... Mais la symptomatologie est assez différente selon la localisation de la tumeur. Dans tous les cas, si ces symptômes persistent plus de trois semaines, il est important de consulter.

Quelle est la meilleure arme en matière de prévention des cancers de la tête et du cou?

L’éviction des facteurs de risque qui sont la consommation, spécialement conjointe, de l’alcool et du tabac.

Publicité
Les maladies de A à Z