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Cancer du sein agressif: 16 mois de survie en plus | Agressieve borstkanker: zestien maanden langer leven

Cancer du sein agressif: 16 mois de survie en plus

Lors d'un essai clinique, un nouveau traitement contre une forme agressive de cancer du sein a permis d'augmenter de près de 16 mois l'espérance de vie des patientes. Une avancée remarquable.

Cancer HER2 positif: 20% des patientes

Un groupe de chercheurs vient de dévoiler une importante avancée dans le traitement du cancer du sein avec métastases, dit HER2 positif*. Les HER2 sont des protéines situées à la surface des cellules cancéreuses. Lorsqu'elles sont trop nombreuses, ces protéines augmentent l'agressivité de la tumeur, ce qui entraîne davantage de métastases et une plus grande résistance aux traitements. Cette forme de cancer – particulièrement difficile à traiter – représente actuellement 20% des cancers du sein chez la femme.

Pertuzumab: la nouvelle molécule testée

Pour tester un nouveau médicament, les chercheurs ont séparé 808 femmes atteintes d'un cancer du sein HER2 positif en deux groupes. Le premier a été traité suivant la thérapie habituelle, à savoir un médicament anti-cancéreux (le trastuzumab) et une chimiothérapie. Le second groupe a, quant à lui, reçu le même traitement associé à la prise d'un nouveau composé: le pertuzumab. Résultat? Les femmes ayant reçu du pertuzumab en plus des thérapies traditionnelles ont survécu en moyenne 56,5 mois contre 40,8 mois pour les autres. Le nouveau médicament augmenterait ainsi de 15,7 mois en moyenne l'espérance de vie des patientes atteintes d'un cancer HER2 positif.

Un allongement de la survie sans précédent

«C'est une avancée importante qui nous fournit une arme thérapeutique supplémentaire», s'enthousiasme le Dr Philippe Aftimos, oncologue médical et chercheur à l'Institut Bordet. «Le pertuzumab et le trastuzumab sont tous deux des anticorps qui visent la protéine HER2, mais ils la ciblent sur des régions différentes. Leurs mécanismes d'action entrent donc en synergie, ce qui les rend complémentaires pour inhiber la croissance ou entraîner la mort des cellules cancéreuses. Autre bonne nouvelle: mis à part la diarrhée et les éruptions cutanées, l'ajout du pertuzumab n'augmente pas significativement les effets secondaires et n'accentue pas le risque cardiaque.»

Le nouveau traitement de référence

Face à de tels bénéfices pour les patientes, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a d'ores et déjà homologué ce nouveau médicament. «Ce dernier est par ailleurs remboursé en Belgique depuis juin 2014 pour les patientes atteintes d'un cancer du sein métastatique HER2 positif non encore traité.» L'association pertuzumab/trastuzumab/chimiothérapie s'impose donc désormais comme le nouveau traitement de référence. Les recherches à venir? Il reste à évaluer l'efficacité de cette association médicamenteuse pour des formes plus précoces de cancer du sein. «C'est exactement ce à quoi se consacre actuellement l'étude Aphinity. Les résultats sont attendus pour 2017…»

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