Cancer de l’ovaire

Traitement

Nouveaux traitements contre le cancer de l'ovaire

Nouveaux agents chimiothérapeutiques

La doxorubicine pégylée, le topotécan, la gemcitabine et la trabectédine sont des agents chimiothérapeutiques qui peuvent être utilisés lors d’un traitement de seconde intention. Ils sont employés lorsque la tumeur n’est plus sensible aux chimiothérapies classiques du cancer de l’ovaire. Souvent, le carboplatine et le paclitaxel sont réutilisés en cas de récidive.

Traitement ciblé contre le cancer de l'ovaire

Les traitements ciblés visent spécifiquement les cellules cancéreuses. En particulier, les protéines qui se trouvent sur la face externe ou interne de celles-ci.

  • Le bévacizumab est un traitement ciblé basé sur un anticorps monoclonal anti-VEGF-A. Cet anticorps est capable de reconnaître d’autres protéines dans l’organisme et de s’y lier. L’action de ce médicament passe par la neutralisation d’un facteur de croissance précis qui stimule la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins. Ce facteur de croissance de l’endothélium vasculaire s’appelle le VEGF. Il permet aux vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs ou se trouvant à l’intérieur de celles-ci de se développer. Les tumeurs recevant alors de l’oxygène et des nutriments en suffisance pour croître. Dans le cas particulier du cancer de l’ovaire, le VEGF joue aussi un rôle important dans l’apparition d’une ascite (rétention de liquide) et de métastases dans le péritoine. La liaison avec le bévacizumab entrave l’action du VEGF: le développement de nouveau vaisseaux sanguins est stoppé et la croissance tumorale freinée. Le bévacizumab peut être associé à une chimiothérapie classique contre le cancer de l’ovaire. De nombreux autres médicaments inhibant la croissance vasculaire sont à l’étude.

  • L’olaparib est un inhibiteur d’une enzyme responsable de la réparation de l’ADN. Cette enzyme est appelée poly(ADP-ribose) polymérase ou PARP. Lorsque des erreurs surviennent, la PARP les répare afin que la croissance cellulaire puisse se poursuivre. Un inhibiteur de la PARP combat donc la croissance tumorale depuis l’intérieur de la cellule cancéreuse. Plusieurs études cliniques portant sur ces inhibiteurs de la PARP sont encore en cours et doivent fournir leurs résultats avant que l’olaparib puisse être utilisé dans la pratique clinique.

De nombreuses autres thérapies ciblées sont à l’étude dans le cadre du traitement du cancer de l’ovaire.

Immunothérapie

Souvent, lors de l’apparition d’un cancer, le système immunitaire ne fonctionne pas correctement. L'organisme ne parvient pas à neutraliser les cellules cancéreuses. Une immunothérapie stimule le système immunitaire afin qu’il reconnaisse mieux et détruise les cellules cancéreuses. Ces traitements sont encore en cours de développement.

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