Quand faut-il initier un traitement?
Suivi actif du cancer de la prostate
Il est rare que le cancer de la prostate nécessite un traitement immédiat. Dans certains cas spécifiques, un suivi actif de la tumeur s’avère suffisant. C’est par exemple le cas chez les patients de plus de 65 ans qui présentent un cancer de la prostate peu agressif, caractérisé par un score de Gleason peu élevé et un taux de PSA bas. Le suivi actif comprend des contrôles réguliers des taux de PSA, un toucher rectal et, si nécessaire, des échographies de contrôle. Un an plus tard, ou plus tôt si des anomalies sont mises en évidence, on procède à une nouvelle biopsie de la prostate. Si la tumeur évolue vers une tumeur plus agressive, un traitement est instauré.
Traitement du cancer de la prostate: pour qui?
Certains patients ont besoin d’un traitement. Il s’agit principalement des hommes de moins de 65 ans, ou de ceux atteints d’une forme agressive de cancer. Ce type de traitement ne s’adresse donc pas aux patients âgés, qui décéderont probablement d’une autre maladie, en dépit de l’évolution de la tumeur. Il ne s’adresse pas non plus aux patients dont la tumeur ne provoquera probablement jamais de symptômes gênants ni de décès.
Article réalisé avec la collaboration du Pr Hendrik Van Poppel et du Dr Joyce Pennings (service d’urologie UZ Leuven)
Chirurgie: quand et pour qui?
Ablation de la prostate
La chirurgie, qui consiste en l’ablation de la prostate, représente environ 59% des traitements du cancer de la prostate. La chirurgie est également appelée "prostatectomie totale" ou "prostatectomie radicale". L’ablation de la prostate s’effectue au moyen d’une incision dans le bas-ventre ou d’une laparoscopie (utilisation d'un tuyau souple muni d'une caméra et d'instruments chirurgicaux qui permettent d'éviter d'ouvrir le ventre), éventuellement assistée d’un robot. Les complications éventuelles pouvant survenir lors d’une opération sont les saignements (peu fréquents), l’incontinence et l’impuissance.
Essentiellement dans les petites tumeurs
Pour prévenir l’incontinence et l’impuissance, les interventions se limitent actuellement principalement aux petites tumeurs. Cette approche permet d’épargner le sphincter de la vessie et les nerfs responsables de l’érection. Et d'ainsi éviter une incontinence et une impuissance définitives.
Le stade de la tumeur est déterminant
La guérison dépend du stade de la tumeur. Si la tumeur est restée locale, le pourcentage de guérison s’élève à un peu plus de 80%. En revanche, si le cancer de la prostate a envahi les vésicules séminales (glandes situées à l'arrière de la prostate), ce pourcentage est d’environ 30%. Ce dernier groupe de patients a donc souvent besoin d’un traitement complémentaire.
Article réalisé avec la collaboration du Pr Hendrik Van Poppel et du Dr Joyce Pennings (service d’urologie UZ Leuven)
Radiothérapie
Un traitement réservé aux plus de 70 ans
La radiothérapie est principalement administrée aux patients de plus de 70 ans, rarement chez ceux de moins de 65 ans. Elle concerne un peu moins de 30% des traitements du cancer de la prostate. La radiothérapie consiste à exposer la tumeur à un rayonnement radioactif. Ce rayonnement provoque des lésions au sein même des noyaux des cellules cancéreuses les empêchant de se diviser. Cependant, ces rayons peuvent également altérer le fonctionnement de cellules saines aux alentours de la tumeur: peau, vessie… et être responsables des effets secondaires de la radiothérapie
Pas d’effet immédiat
La radiothérapie ne permet pas de guérir du cancer de la prostate mais en ralentit l'évolution. Il faut en effet garder en tête le principe très particulier du traitement du cancer de la prostate: comme c'est un cancer d'évolution lente et souvent présent chez des personnes âgées, la majorité des patients vivront avec leur cancer… sans en mourir.
Effets secondaires de la radiothérapie
À court terme, les effets secondaires sont plus limités qu’avec la chirurgie: les patients ne développent pas d’emblée des symptômes d’incontinence ou d’impuissance. En revanche, les troubles mictionnels (miction fréquente et urgente, émission de petites quantités d’urine, besoin de se lever la nuit pour uriner…) peuvent apparaître immédiatement et parfois persister à long terme. Plus de deux ans après la radiothérapie, une impuissance peut apparaître.
Article réalisé avec la collaboration du Pr Hendrik Van Poppel et du Dr Joyce Pennings (service d’urologie UZ Leuven)
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Ils témoignent
Cancer de la prostateDr Alex Mottrie, Hôpital Onze-Lieve-Vrouw, Alost

Congrès sur le cancer de la prostate à Bruxelles
Fin juin se tiendra à Bruxelles le Global Congress on Prostate Cancer, l’un des plus importants congrès au monde dans ce domaine. Quelques explications avec le Dr Alex Mottrie, principal organisateur de l’événement.
Cancer de la prostatePr Marijke Van Kampen, Médecine physique et revalidation (UZ Leuven) et Département des Sciences de la Revalidation, KULeuven

Cancer de la prostateErik Briers, rédacteur en chef de «Prostaatinfo»


















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