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Carcinome basocellulaire: gérer la crainte d’une récidive | Basaalcelcarcinoom: omgaan met de angst voor recidief

Carcinome basocellulaire: gérer la crainte d’une récidive

Marleen Decruyenaere et Marlies Meersman, Psychologues, Oncologie médecine générale, UZ Leuven.

Un suivi médical régulier est nécessaire après un carcinome basocellulaire. Un entretien avec un psychologue peut aider à mieux accepter cette nécessité et le risque de récidive.

Un carcinome basocellulaire implique un risque de récidive relativement important. De quelle façon ce risque est-il vécu par les patients?

La plupart du temps, la crainte d'une récidive est effectivement présente. Les examens médicaux s'accompagnent inévitablement d'une certaine dose de stress. Les patients y réagissent différemment, en fonction de la gravité de la maladie, des informations qui leur ont été fournies, de leur capacité à accepter la situation et de leur personnalité. La plupart d'entre eux réagissent de façon optimiste, et se prêtent au suivi médical annuel avec sérénité. D'autres sont en revanche très angoissés, s'inquiètent de l'apparition de la moindre petite tache et contactent très rapidement leur médecin à la moindre suspicion de récidive du carcinome basocellulaire. Et puis, il y a les patients qui s'enferment dans le déni et qui brillent par leur absence lors des contrôles annuels. À moins qu'ils n'aient pas pris conscience du risque... Il est dans ce cadre essentiel que le médecin donne des informations claires et précises sur la maladie, sur les possibilités de traitement et sur l'importance d'un suivi médical régulier.

Comment rassurez-vous les patients très angoissés?

En cas de panique, il convient tout d'abord d'en saisir l'origine. La plupart du temps, il est possible de rassurer ces patients en leur donnant des informations claires sur le traitement et sur les perspectives d'évolution positive. Certains types de carcinome basocellulaire, tels que les formes atypiques ou celles présentant une croissance agressive, peuvent certes avoir une évolution défavorable, mais ces cas restent extrêmement rares. Négliger l'importance de contrôles médicaux réguliers peut en revanche conduire à l'apparition d'un stade de cancer avancé, dont le traitement deviendra alors beaucoup plus difficile.

En tant que psychologues, nous nous concentrons avant tout sur le renforcement de la capacité du patient à accepter la situation et sur les stratégies d'adaptation. Nous leur apprenons à mieux appréhender le stress, les déceptions et les coups durs.

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