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La dépression ne connaît pas la crise…

Ce 10 octobre 2012 marque la Journée mondiale de la santé mentale. Pour sa 20e édition, cette journée est placée sous le thème: «Dépression: une crise mondiale». Mais quel est l’impact de la crise économique sur la dépression?

Les conséquences de la crise sur la santé mentale

La crise économique qui sévit actuellement a débuté en 2008. Il est donc encore un peu tôt pour en tirer des conclusions. Le phénomène n’est toutefois pas neuf. Les crises économiques précédentes se sont elles aussi soldées par une diminution des revenus, un accroissement du chômage et de l'insécurité sur le marché de l’emploi. Elles sont également marquées par une diminution du budget de l’assurance maladie, et donc aussi de celui consacré au secteur de la santé mentale.

Certains pays ont d’ailleurs été amenés à fortement raboter les soins de santé.

Pauvreté et dépression

La pauvreté est associée à une augmentation du stress psychosocial:

  • D’une part, le développement cognitif, émotionnel et physique des enfants dont les parents ont des difficultés financières est compromis.
  • De l’autre, la fréquence des problèmes de santé mentale, dont la dépression et le suicide, augmente chez les adultes.

Chômage et suicide

Le chômage et le suicide sont souvent liés: une hausse de 1% du chômage entraîne une augmentation de 0,79% des suicides chez les adultes de moins de 65 ans. Principalement chez les hommes.

Des mesures et des allocations sociales adéquates permettent toutefois d’enrayer cet effet. La crise bancaire en Suède au début des années 90 a ainsi causé une hausse rapide du chômage, mais pas du nombre de suicides. En Espagne, par contre, cela a bien été le cas après les crises des années 70 et 80. Indépendamment des différences socioculturelles entre les deux pays, ce sont surtout les moyens mis à disposition pour la protection sociale qui ont fait la différence.

L’exemple de la Grèce

En Grèce, une enquête téléphonique a révélé que le nombre de tentatives de suicide a augmenté de 35% entre 2009 et 2011. La hausse des suicides n’est pas seulement une conséquence directe de la crise économique. Ce nombre a aussi grossi indirectement à cause du manque de médecins généralistes et de travailleurs de la santé mentale, ainsi qu’en raison du déficit en infrastructures dans ce secteur.

La crise économique a toutefois eu un effet positif indirect et plutôt surprenant: on a procédé à moins d’arrestations de conducteurs en état d’ébriété.

Source: www.wfmh.org/2012DOCS/WMHDay%202012%20SMALL%20FILE%20FINAL.pdf

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