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Dépression: halte aux idées reçues!

Penser que l’on va subir une discrimination parce que l’on souffre d’une dépression sévère peut alterer la vie sociale et empêcher la guérison. La solution: oser en parler!

Enquête auprès de dépressifs sévères

Des collègues qui vous traitent de tire-au-flanc, vos amis qui vous jugent fainéant, votre conjoint qui estime que vous ne faites pas assez d’efforts pour vous en sortir… Les idées reçues sur les personnes dépressives ont la vie dure. Une étude à grande échelle menée dans 35 pays répartis dans le monde entier s’est penchée sur la discrimination dont elles font l’objet. Plus de 1.000 personnes souffrant d’une dépression sévère sous traitement ont participé à cette enquête.

Quand la dépression affecte les relations…

Parmi les dépressifs sévères interrogés, 79% avaient déjà été au moins une fois victimes d’une façon ou d’une autre de discrimination.

  • 37% l’avaient été au début d’une relation amoureuse,
  • 25% lors de la recherche d’un emploi
  • 20% lors de l’inscription à un cours ou à un stage.

Qu’est-ce qui détermine le risque de discrimination?

Les chercheurs ont aussi constaté que le risque de discrimination augmentait avec les facteurs suivants:

  • le nombre d’épisodes dépressifs,
  • au moins un séjour dans un établissement psychiatrique,
  • la diminution des contacts sociaux,
  • le fait de réaliser un travail non rémunéré (bénévolat),
  • le fait de ne pas travailler.

Les personnes qui avaient déjà eu une expérience de discrimination, préféraient par la suite ne pas divulger qu’elles étaient ou avaient été dépressives.

Parmi les personnes qui craignaient une discrimination mais ont quand même parlé de leur dépression à leur entourage, près de la moitié n’en ont pas fait l’objet.

La discrimination: un frein au traitement de la dépression

Penser qu’elles vont subir une discrimination, par exemple s’imaginer que leurs symptômes ne seront pas pris au sérieux, peut constituer un obstacle pour les personnes dépressives dans la recherche d’aide. Près de trois quarts des participants (71%) préféraient taire leur dépression plutôt que de la reconnaître ouvertement. Ce qui a conduit un certain nombre d’entre eux à développer une forme chronique de dépression parce qu’ils ne bénéficiaient dès lors pas d’un traitement adapté.

Il reste encore du travail à accomplir pour chasser les idées reçues qui entourent la dépression. Y compris auprès des patients dépressifs eux-mêmes. Mais la tableau n’est pas complètement noir, et oser parler de sa dépression est souvent la clé pour parvenir à s’en sortir.

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