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Drogues de synthèse: une voie vers la dépression?

La consommation de drogues comme les amphétamines (speed) ou l’ecstasy (xtc) au cours de l’adolescence accroît-elle le risque de dépression? Une enquête s’est penchée sur cette question auprès de 4.000 jeunes.

Drogues: des dommages neurologiques possibles

La consommation de drogues de synthèse (amphétamines et ecstasy) ne cesse de gagner en popularité, en particulier chez les adolescents. À en croire les chercheurs actifs sur le terrain, il n’est pas rare que ces derniers mélangent speed et ecstasy. Le monde scientifique s’inquiète des dommages neurologiques potentiels que cette consommation récréative pourrait entraîner à long terme. Et à juste titre, car le développement du cerveau n’est pas encore complètement terminé à l’adolescence.

Lien entre consommation de drogues et dépression

Afin d’étudier la relation entre ces drogues et le risque de dépression ultérieure, une enquête a été réalisée au Québec auprès de 3.880 jeunes de 15 à 16 ans. Les adolescents ont d’abord été interrogés sur leur consommation de drogues. Un an plus tard, ils ont été soumis à un test visant à mesurer les comportements et sentiments dépressifs.

L’enquête a révélé que les amphétamines étaient plus utilisées que l’ecstasy (11,6% contre 8%). Un adolescent sur sept (soit 15% des adolescents interrogés) présentait une dépression légère à modérée.

Le sexe et la présence de symptômes dépressifs préalables à la consommation de drogues n’influençaient pas le résultat.

Davantage de symptômes dépressifs en cas de «cocktail»

6,7% des ados interrogés avouaient consommer simultanément des amphétamines et de l’ecstasy, avec à la clé un risque deux fois plus élevé de présenter des symptômes dépressifs. En comparaison avec les adolescents qui ne prenaient pas de drogue, la probabilité pour un adolescent consommant une drogue de synthèse d’être victime d’une dépression était de 60 à 70% plus élevée.

Drogues de synthèse et dépression: un lien établi

Ces travaux ont permis de démontrer pour la première fois que la consommation récréative de drogues chez les adolescents accroît le risque de dépression. À bon entendeur…

Source:

Brière FN, Fallu JS, Janosz M et al. Prospective associations between meth/amphetamine (speed) and MDMA (ecstasy) use and depressive symptoms in secondary school students. The Epidemiology and Community Health, april 2012, doi:10.1136/jech-2011-200706.

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