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Le GSM: outil de prévention de la dépression?

Les adolescents constituent une population à risque de dépression. Pourrait-on utiliser leur GSM pour détecter leurs pensées négatives et prévenir ainsi l’apparition ou l’aggravation d’une dépression?

Un premier épisode de dépression dans l’adolescence

Il n’est pas rare qu’un premier épisode de dépression se produise dans l’adolescence. Jusqu’à 30% des jeunes présentent une forme légère (subclinique) de dépression avant l’âge de 18 ans. Un certain nombre d’entre eux développeront une vraie dépression.

Dans le groupe des 13-18 ans, le diagnostic de dépression est posé chez presque 6% des adolescents. Cette maladie constitue évidemment un handicap significatif pour démarrer pleinement dans la vie. Par ailleurs, les adolescents n’expriment pas toujours ces sentiments dépressifs et ont parfois du mal à faire le lien entre événements de vie et émotions négatives.

Pourrait-on diminuer le nombre de dépressions en attirant l’attention des adolescents sur leurs émotions?

Signaler son humeur par GSM

Des chercheurs australiens ont étudié le rôle que le GSM pourrait jouer dans la prise de conscience par les adolescents de leurs émotions. Ils ont recruté pour ce faire des jeunes de 14 à 24 ans souffrant d’une forme légère de dépression. Ceux-ci ont été répartis au hasard en deux groupes: les uns devaient à intervalles réguliers envoyer par GSM leur humeur du moment, leur niveau de stress et leurs activités du jour; les autres servaient de groupe de contrôle et ne devaient communiquer que leurs activités. Les participants recevaient un signal sonore chaque fois qu’ils devaient envoyer ces informations par GSM à l’ordinateur du médecin généraliste.

Moins de symptômes dépressifs

L’analyse des données a clairement montré que l’on pouvait faire davantage prendre conscience aux jeunes de leurs émotions. Résultat: chez les adolescents ayant une dépression légère, cette technique permet une diminution des symptômes dépressifs. Grâce à cette communication par GSM, les jeunes établissent plus facilement un lien entre leurs émotions et les événements de leur vie quotidienne, et prennent dès lors conscience de ce qui les rend heureux ou tristes. De plus, ils peuvent plus facilement parler avec leur entourage de ces sentiments et apprendre à mieux les gérer.

Plus vite traités pour la dépression

Autre point important: les médecins généralistes ont pu dépister plus facilement les jeunes qui avaient besoin d’un traitement médical pour leur dépression. Ils ont ainsi pu être pris en charge plus rapidement et de façon adéquate au lieu d’attendre une exacerbation de leur état dépressif.

Il existe aujourd’hui des applis pour les smartphones, iphones, itablets et androids qui attirent l’attention de leurs utilisateurs sur leurs pensées négatives. Les résultats de cette étude suggèrent qu’ils pourraient, en collaboration avec le monde médical, avoir leur utilité dans la prise en charge de la dépression.

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