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Ce n'était pas une maladie d'Alzheimer

René, 79 ans

Quelques mois après que le décès de sa femme, René, alors âgé de 78 ans, a commencé à décliner. Ses filles ont d’abord cru à une maladie d’Alzheimer. C’était en réalité une dépression.

Des oublis et un désintérêt total

"Il est vrai qu'il n'a jamais vraiment été habitué à s'occuper des tâches ménagères: les courses, la préparation des repas, le ménage, ce n'était pas vraiment pour lui" raconte Marianne, sa fille ainée. "Au début, nous ne nous sommes donc pas inquiétés de ses oublis, de ses repas sautés ou de la poussière qui s'accumulait dans la maison. Nous avons rapidement mis en place un système d'aide avec repas apportés à domicile, aide ménagère... Malgré cela il continuait à décliner: oubli de la date, désintérêt par rapport à l'actualité... Même le bricolage qui était sa passion, il l'a arrêté. Nous nous sommes vraiment alarmé le jour où un voisin nous l'a ramené un soir à 21 heures: il avait retrouvé notre père errant dans son jardin."

Des signes proches de la maladie d'Alzheimer

"Bien entendu, le mot "Alzheimer" a été évoqué pour expliquer la dégradation intellectuelle qui était la sienne. Mais notre médecin, intrigué par la tristesse qu'exprimait notre père, a décidé de débuter un traitement par antidépresseur nous expliquant qu'une dépression pouvait parfois mimer les symptômes d'une maladie d'Alzheimer. Et là... miracle, notre père a commencé à retrouver non seulement le sourire mais aussi sa mémoire, son intérêt pour ce qui l'entoure. Il vit actuellement seul à la maison, entouré bien sûr, et se débrouille très bien."

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