Témoignages

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Le cholestérol à la une

Dr Marcel Twickler, service Endocrinologie, Diabétologie et Maladies métaboliques, à l’UZA (Universitair Ziekenhuis Antwerpen)

Aujourd’hui, tout le monde se soucie de son cholestérol. Est-ce juste une mode ou devons-nous vraiment nous inquiéter?

Quelle est l’importance d’un excès de cholestérol par rapport à d’autres facteurs de risque de maladies cardiovasculaires?

En prévention primaire, c’est-à-dire chez les gens qui n’ont pas de maladie cardiovasculaire et qui n’ont pas encore eu un AVC, il faut être très attentif en cas d’antécédents familiaux. Si un membre de la famille est décédé suite à une maladie cardiovasculaire avant l’âge de 50-55 ans, le risque peut être héréditaire. Si le patient a un cholestérol total et un mauvais cholestérol (LDL) élevés, il faut absolument les faire baisser. Dans ce cas, on applique les valeurs cibles les plus basses, à savoir moins de 80 mg/dl pour le cholestérol LDL. La manière de faire baisser le cholestérol – médicaments, régime, activité physique... - a finalement moins d’importance. Le patient doit être prêt à faire de son mieux pour réduire son cholestérol.

 

Pourquoi se focalise-t-on sur le cholestérol?

Le cholestérol est un facteur de risque concret. Il est facile à mesurer et stable, contrairement à la tension par exemple, qui peut être très variable. Une fois qu’un taux de cholestérol trop élevé a été mesuré, il est impossible d’y échapper. Si on ne fait rien, il sera toujours trop élevé à la mesure suivante. Les triglycérides, par contre, peuvent varier jusqu’à 40% d’un jour à l’autre. C’est pourquoi on se concentre de plus en plus sur l’apolipoprotéine B (apoB), une protéine qui fait partie d’une autre lipoprotéine et dont la concentration dans le sang est plus constante. Ce devrait être la prochaine étape pour évaluer le risque cardiovasculaire avec plus de précision.

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