Hypothyroïdie

Les thyroïdites

Les thyroïdites auto-immunes (Hashimoto et atrophique)

Mécanisme des thyroïdites auto-immunes

La thyroïdite est dite auto-immune parce que la thyroïde est «agressée» par notre propre corps. Celui-ci produit des globules blancs, les lymphocytes T, qui, pour une raison pas encore tout à fait élucidée, s'attaquent aux cellules de la thyroïde et les détruisent. Abîmée, enflammée, voire diminuée, la thyroïde ne produit pas assez d'hormones thyroïdiennes. En réaction, le taux de TSH augmente pour tenter de stimuler la thyroïde. C'est l'hypothyroïdie.

Des maladies associées

Il arrive que les thyroïdites auto-immunes s'accompagnent d'autres maladies auto-immunes: le vitiligo (une maladie de la peau), le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, l'insuffisance surrénale (quand les glandes surrénales ne produisent pas assez certaines hormones) ou ovarienne...

Prévalence et causes des thyroïdites auto-immunes

4 femmes sur 1.000 et un homme sur mille sont atteints de thyroïdite auto-immune qui provoque une hypothyroïdie. Elle est probablement due à des facteurs génétiques et environnementaux. Certaines populations, comme les Japonais, sont davantage touchées, sans doute à cause d'une prédisposition génétique et d’un régime alimentaire riche en iode (poissons crus, algues, etc.).

La thyroïdite de Hashimoto

Outre les habituels symptômes de l'hypothyroïdie, la thyroïdite de Hashimoto se caractérise souvent par la présence d'un goitre ferme, c'est-à-dire un gonflement visible, parfois spectaculaire, de la thyroïde. Le goitre s'accompagne souvent de nodules, plus au moins gros, plus ou moins nombreux. Le goitre peut être (rarement) douloureux.

La thyroïdite atrophique

Comme son nom l'indique, la thyroïdite atrophique se caractérise par une thyroïde anormalement petite. On suppose qu'il s'agit du prolongement, du stade terminal d'une thyroïdite de Hashimoto, et non pas d'un type à part de thyroïdite.

Autres particularités, la thyroïdite atrophique est souvent diagnostiquée après 50 ans. L'analyse sanguine révèle la présence d'anticorps anti-TPO, mais moins que dans la thyroïdite de Hashimoto. De plus, l'évolution vers l'hypothyroïdie avérée est plus lente.

Ecrit par Candice Leblanc

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