Infarctus aigu du myocarde

Traitements

Intervention coronarienne percutanée et pose d’un stent

Intervention coronarienne percutanée

Lors d’une intervention coronarienne percutanée, un cathéter est introduit jusqu’au début de l’artère coronaire, comme lors d’une coronarographie. Au bout du cathéter se trouve un ballonnet, qui sera gonflé au niveau du rétrécissement (sténose) de l’artère coronaire. Le cathéter et le ballonnet sont ensuite retirés. La dilatation de l’artère coronaire par ce moyen mécanique permet au sang de circuler à nouveau en quantité suffisante dans l’artère. Cette intervention est aussi appelée dilatation par ballonnet.

Traitement par stent (ou endoprothèse)

Dans la plupart des cas, un stent est également mis en place. Le stent empêche un nouveau rétrécissement de l’artère après une intervention coronarienne percutanée. L’implantation du stent est une procédure identique à la dilatation par ballonnet, à cela près qu’une structure en métal (stent) est fixée sur le ballonnet. Lorsque celui-ci est gonflé pour éliminer la sténose, le stent se dilate également. Après le retrait du ballonnet, le stent reste en place contre la paroi de l’artère coronaire, maintenant ainsi une meilleure ouverture du vaisseau sanguin. Certains stents se résorbent entièrement après deux ans environ.

À long terme, le risque de nouveau rétrécissement de l’artère est moins élevé après l’implantation d’un stent qu’après une dilatation par ballonnet seule (entre 20 et 30%). Mais ce risque n’est pas inexistant (inférieur à 15%). Chez les patients diabétiques, ce risque est un peu plus élevé.

Après une intervention coronarienne percutanée, le patient doit recevoir à vie une faible dose d’aspirine (acide acétylsalicylique; 75-100mg/j). De plus, après la mise en place d’un stent, l’administration d’un deuxième antiagrégant plaquettaire est recommandée pendant 12 mois (sauf contre-indications) afin de renforcer l’action de l’aspirine.

Thrombolyse

Si une intervention coronaire percutanée n’est pas envisageable dans les 120 minutes suivant le premier contact médical, une thrombolyse peut être indiquée, par exemple dès l’installation du patient dans l’ambulance. Le patient reçoit alors un thrombolytique qui a pour objectif de dissoudre le caillot sanguin (thrombus) qui obstrue l’artère coronaire. Un effet indésirable grave de ces médicaments est l’hémorragie interne.

Ecrit par Emily NazionaleLire l’article suivant

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