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Cola et rein: une liaison dangereuse?

Deux verres de cola par jour multiplieraient par deux les risques de développer une insuffisance rénale. Telle est la conclusion d'une étude pointant du doigt les effets néfastes sur les reins de l'acide phosphorique présent dans ce type de boisson.

Contenant une quantité très importante de sucre (une canette équivaut à environ 6 sucres soit 150 kcal), le cola est loin d'être bénéfique pour la santé. Incriminé pour ses effets néfastes dans la prise de poids, le cola a également d'autres méfaits à son actif. Il a en effet été démontré il y a quelques années que les femmes qui boivent régulièrement du cola perdent entre 2,3 et 5 % de densité minérale osseuse. En cause: l'acide phosphorique (E338) présent dans ce type de boisson. Un tableau encore noirci par une nouvelle étude publiée dans la revue Epidemiology portant sur ses effets sur les reins.

Risque doublé d'insuffisance rénale

C'est en comparant la consommation de boissons de 465 patients atteints d'insuffisancerénale chronique à celle d'un groupe contrôle de 467 personnes en bonne santé qu'une équipe de chercheurs américains a pu mettre au jour l'influence néfaste du cola sur les reins. Conclusion: le risque de développer une insuffisance rénale chronique serait multiplié par 2 à partir de 2 verres par jour. Les consommateurs de boissons light ne seraient par ailleurs pas non plus épargnés. Si une canette de 33 cl de cola classique comporte de 44 à 62 mg d'acidephosphorique, la même quantité de boisson light en contient tout de même entre 27 et 39 mg.

Et les autres sodas?

Aucune association entre la consommation des autres boissons et l'insuffisancerénale chronique n'a pu être démontrée. Dans la mesure où la plupart d'entre elles contiennent de l'acide citrique plutôt que phosphorique, elles seraient sans danger pour les reins.

En attendant les résultats d'autres études en cours, il est vivement recommandé aux patients de consommer avec modération ce type de boisson, mais également les aliments riches en phosphore comme la viande, les fromages, les fruits secs ou encore les céréales.

Aurélie Bastin

Source: Saldana TM, Basso O et al. Carbonated beverages and chronic disease, Epidemiology, 2007, Jul; 18(4):501-6.

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