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Grippe A/H1N1: quelles précautions pour les patients dialysés et greffés?

Dans le cadre de l'épidémie annoncée de grippe A/H1N1, les experts ont identifié certains publics plus particulièrement à risque. Les patients dialysés et greffés, qui en font partie, devraient bénéficier en priorité de la vaccination et des antiviraux.

À l’heure actuelle, de nombreuses discussions ont lieu pour définir les groupes de personnes devant bénéficier en priorité du vaccin contre la grippe A/H1N1 ainsi que des traitements antiviraux. Selon les recommandations de l’OMS, pas de doute, les malades chroniques font partie des personnes prioritaires… Mais quels sont les enjeux spécifiques pour les patients dialysés ou greffés?

Vaccination: plus de bénéfices que de risques

Première constatation: la grippe A/H1N1 risque d’entraîner chez les patients dialysés des complications importantes. Les infections sont par ailleurs la deuxième cause de décès chez les personnes dialysées. Quant aux patients ayant subi une transplantation, ils présentent eux aussi une plus grande vulnérabilité aux infections et aux complications qui peuvent en résulter. En outre, le virus de la grippe augmente le risque de rejet du greffon. Même si la vaccination est théoriquement dangereuse (stimulation du système immunitaire pouvant entraîner un rejet), une récente étude a montré qu’en pratique, ce cas de figure ne se présentait que rarement. 80 à 90 % des patients transplantés ou dialysés réagissent positivement à la vaccination… De quoi en faire une priorité!

Les antiviraux dès les premiers symptômes

Toujours selon l’OMS, la prise d’antiviraux dans le cadre de la grippe A/H1N1 est réservée aux personnes à risque de complications, soit en raison de la sévérité de la maladie, soit en raison d’une pathologie sous-jacente. Les patients dialysés ou transplantés, qui appartiennent à ce dernier groupe, pourront donc bénéficier en priorité d’un traitement par antiviraux, et ce dès l’apparition des premiers symptômes.

Le vaccin contre le pneumocoque

Par ailleurs, pour éviter les cas de surinfection pneumocoque-grippe, il est conseillé de renforcer la vaccination contre le pneumocoque chez les personnes plus vulnérables. Il est donc conseillé aux patients souffrant d’insuffisance rénale de mettre leur carnet de vaccination à jour.

Des gestes simples

Pour finir, rappelons que certains gestes simples permettent de limiter le risque d’infection, comme le lavage fréquent et minutieux des mains et l’usage unique des mouchoirs en papier. En cas de symptômes grippaux, ne tardez évidemment pas à vous rendre chez le médecin.

Julie Luong

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