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Pour les réveillons, quelques écarts sont permis !

Peut-on mettre les petits plats dans les grands pour les fêtes de fin d'année ? Même pour les patients en dialyse, la réponse est oui ! Mais à condition de respecter quelques règles de base.

« Je conseille généralement aux insuffisants rénaux de manger et de boire en faible quantité et de limiter les apports en potassium, en sel et en liquide pendant la journée qui précède les réveillons. Ils pourront ainsi se permettre de manger la même chose que les autres pendant les repas de fête », explique Mercedes Vignioble, diététicienne aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

Hors-d’oeuvre et apéritif

Des toasts maisons préparés avec des ingrédients pauvres en sel comme le fromage blanc aux herbes pourront introduire en beauté de savoureux repas de fête. Petit bémol : les chips et autres zakouskis très salés gagneront à être évités. Il en va de même pour les légumes crus comme le chou-fleur ou les concombres. Riche en potassium, ce type d’aliment doit de préférence être réservé au plat principal.

Entrées chaudes et froides : d’exquises mises en bouches

Ici, à peu près tout est permis : scampis, homard, foie gras, huîtres, chèvre chaud, ou encore carpaccio de boeuf ou de poisson, laissez-vous tenter ! Pour ceux qui les apprécient, les escargots et les cuisses de grenouilles peuvent également être dégustés en entrée. Seule consigne (qui vaut pour chaque étape du repas) : éviter de rajouter du sel dans les préparations…

Et pour le plat principal ?

Après une boule de sorbet au champagne, vous voilà prêt à vous attaquer aux choses sérieuses ! Les poissons, viandes rouges, volailles et autres gibiers seront les bienvenus sur les assiettes de fêtes. Et en accompagnement, pourquoi ne pas opter pour une sauce à la crème ou une marinade à base de vin. Mais à propos de vin, faut-il se limiter à un seul verre ? « La quantité de boisson que les insuffisants rénaux peuvent s’accorder varie d’une personne à l’autre, il est donc difficile de généraliser », explique Mercedes Vignioble. « La règle est de ne boire qu’un demi litre de liquide (eau, café, alcool, etc.) en plus d'un débit urinaire de 24 heures. À chaque patient donc de connaître la quantité qui lui est autorisée ».

Un petit dessert sur le coup de minuit…

Pour faire durer le plaisir, un petit dessert ne se refuse pas ! Veillez juste à éviter les fruits et le chocolat, un peu trop riches en potassium. Un sabayon, une crêpe ou une crème brûlée peuvent par exemple être suggérés… à moins que vous ne soyez un inconditionnel de la traditionnelle bûche de noël!

Aurélie Bastin, avec la collaboration de Mercedes Vignioble, diététicienne aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

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