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Donner un rein, un geste sans risque?

Faire don d'un rein de son vivant est-il risqué? Vivre avec un seul rein diminue-t-il l'espérance de vie? Une récente étude apporte des réponses encourageantes à ces deux questions.

Deux types de donneurs

En Belgique, la majorité des donneurs sont des personnes en état de mort cérébrale. Il est toutefois possible pour les proches des patients insuffisants rénaux de faire don d'un rein de leur vivant. Cette alternative permet de palier la pénurie d'organes disponibles, mais est également plus sûre pour le receveur. L'opération peut, être planifiée et se déroule donc dans des conditions optimales. Le risque de rejet est également moins important.

Un risque relativement faible

Bien que la transplantation rénale soit une opération relativement fréquente, le prélèvement d'un organe n'est pas un geste anodin. Pour évaluer ce risque, des chercheurs américains ont suivi plus de 80.000 donneurs vivants entre le 1er avril 1994 et le 31 mars 2009. 25 décès ont été enregistrés dans les 90 jours suivant l'opération. La mortalité chirurgicale des donneurs a donc été estimée à 3,1 pour 10.000. Un chiffre qui reste assez minime. Plusieurs facteurs de risque ont également pu être mis en évidence grâce à cette étude. Le risque de mortalité semble ainsi multiplié par trois chez les hommes par rapport aux femmes. L'hypertension augmente également fortement le risque de décès. L'obésité ne semble par contre pas multiplier les risques liés à cette opération.

Une espérance de vie identique

Autre point important: après plusieurs années de suivi, le risque de décès des donneurs vivants était identique à celui de la population normale. Les donneurs de rein vivent donc aussi bien et aussi longtemps que les autres. Une donnée qui devrait rassurer et encourager les candidats au don. En Belgique, environ 800 personnes sont encore en attente d'un rein?

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