Leucémie lymphoïde chronique

Traitement

Chimiothérapie et immunothérapie

Chimiothérapie

Jusqu’il y a peu, la chimiothérapie en monothérapie, c’est-à-dire sans traitement complémentaire, était le traitement habituel à tous les stades de la leucémie lymphoïde chronique.

Anticorps monoclonaux 

Aujourd'hui, la chimiothérapie est automatiquement associée à une immunothérapie ciblée, c’est-à-dire des anticorps dirigés contre des antigènes spécifiques présents sur la surface des cellules de la leucémie lymphoïde chronique. Ce traitement est administré par voie intraveineuse, toutes les quatre semaines, pendant six cycles. Aujourd’hui, chez les personnes en bonne condition physique, peu importe leur âge, le traitement de référence est une combinaison d’une chimiothérapie (fludarabine et cyclophosphamide) et d’un traitement par anticorps (immunothérapie par rituximab) (R-FC en abrégé). Chez les patients en moins bonne condition physique (c’est-à-dire avec des comorbidités), l’association fludarabine et cyclophosphamide n’est pas indiquée et est remplacée par une chimiothérapie mieux supportable (chlorambucil ou bendamustine). Des études récentes ont aussi conclu que l’ajout de l’immunothérapie à cette chimiothérapie (R-B ou R-Chl en abrégé) donne de meilleurs résultats.

De nouveaux anticorps, comme l’obinutuzumab et l’oftatuzumab),  pourront à l’avenir être prescrits combinés à une chimiothérapie chez de nouveaux patients ou quand le patient n’a pas réagi à une thérapie combinée à la fludarabine.

Petites molécules

Les petites molécules peuvent aussi freiner la prolifération et la survie des lymphocytes. Parmi elles, l’ibrutinib, l’idelalisib et le venetoclax pourront être administré aux personnes ayant un type déterminé d’anomalie chromosomique.

Ecrit par Dr Michelle CooremanLire l’article suivant

Pour suivre l'actualité médicale, abonnez-vous aux newsletters MediPedia.
chimiotherapie-immunotherapie-chemotherapie-immunotherapie_180x180
Les maladies de A à Z