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Maladie de Pompe: entraîner les muscles respiratoires avec le Threshold | Ziekte van Pompe: ademhalingsspieren trainen met Treshold

Maladie de Pompe: entraîner les muscles respiratoires avec le Threshold

La plupart des personnes atteintes de la maladie de Pompe sont confrontées à des difficultés respiratoires au cours de l’évolution de leur maladie. Des exercices de kinésithérapie pratiqués avec le dispositif Threshold peuvent renforcer leurs muscles respiratoires.

Le Threshold pour exercer les muscles respiratoires

Le Threshold est un petit dispositif spécifiquement conçu pour entraîner la force et l’endurance des muscles respiratoires. Certains modèles permettent d’exercer les muscles inspiratoires («IMT», Inspiratory Muscle Trainer) et d’autres sont utilisés pour les muscles expiratoires («PEP», Positive Expiratory Pressure). «Le dispositif contient une valve à sens unique qui crée une résistance. Comme il devient dès lors plus difficile de respirer, les muscles inspiratoires et expiratoires sont davantage sollicités», explique Sylvia Wittevrongel, kinésithérapeute.

Maladie de Pompe et muscles respiratoires

Le Threshold est déjà utilisé dans le cadre de plusieurs maladies. Une récente étude* datant de l’été 2015 a aussi démontré l’utilité des exercices pratiqués avec le Threshold pour les patients Pompe. En effet, au cours de l’évolution de la maladie de Pompe, les muscles respiratoires ont souvent tendance à s’affaiblir, ce qui peut limiter l’activité des patients. Réaliser des exercices respiratoires avec le Threshold renforce les muscles respiratoires et ralentit l’évolution de la maladie.

Les effets de l’utilisation du Threshold sur la maladie de Pompe

L’étude de 2015 a été menée par des chercheurs américains avec huit patients adultes atteints de la maladie de Pompe. Au début de l’étude, cinq indicateurs ont été mesurés:

  • la distance parcourue en marchant pendant 6 minutes,
  • le temps nécessaire pour se relever de la position couchée,
  • le temps nécessaire pour gravir quatre marches d’escalier,
  • le temps nécessaire pour marcher 10 mètres,
  • le débit de pointe, soit la capacité expiratoire maximale des poumons.

Les participants devaient s’exercer avec le Threshold trois fois par jour pendant douze semaines. Chaque séance se composait d’une série de 150 exercices, permettant d’entraîner tant les muscles inspiratoires qu’expiratoires. Les patients s’entraînaient à 60%-70% de leur force musculaire inspiratoire ou expiratoire maximale, que les médecins avaient mesurée au début de l’étude.
À l’issue des trois mois d’exercice, les cinq indicateurs ont à nouveau été mesurés. «La force des muscles respiratoires a nettement augmenté chez une majorité des patients», indique Sylvia Wittevrongel. «Et trois mois après la fin de l’étude, l’effet positif de l’entraînement avec le Threshold était toujours présent.»

S’exercer avec le Threshold en cas de maladie de Pompe?

Les patients atteints de la maladie de Pompe doivent-ils désormais s’entraîner avec le Threshold? «Les résultats de l’étude sont clairement positifs. Les exercices ont aussi été en général bien supportés. Je conseille dès lors aux patients de pratiquer ces exercices. Dans notre centre de référence neuro-musculaire, nous établissons des programmes d’entraînement sur mesure. Ces résultats positifs n’ont toutefois pas encore été confirmés par d’autres études scientifiques.»

 

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