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Hypersexualité et maladie de Parkinson

L'hypersexualité est un symptôme non moteur possible de la maladie de Parkinson. Elle se traduit par une augmentation importante du désir et des comportements sexuels compulsifs.

François, 39 ans, souffre de la maladie de Parkinson. Ses problèmes ont commencé quelques mois après le début des traitements. "Ils ont fait "exploser" ma libido: j'avais toujours envie de faire l'amour…" Une situation loin d'être amusante puisqu'elle a empoisonné sa vie de couple. "Mon ex et moi avions d'autres problèmes, mais cette hypersexualité n'a certainement pas arrangé les choses…"

Deux types d'hypersexualité

À côté des symptômes moteurs, bien connus, la maladie de Parkinson peut également entraîner des troubles non moteurs: dépression, anxiété, apathie (absence d'énergie)… et des troubles sexuels. Ceux-ci peuvent être mécaniques ou compulsifs. Dans le premier cas, il s'agit d'un dérèglement dans le processus d'érection, dépendant notamment du système nerveux autonome. Ce qui peut entraîner des troubles de l'érection. Dans le second cas, on parle d'hypersexualité liée à la compulsion, qui se traduit par une envie quasi irrépressible de répéter un comportement sexuel.

La faute au traitement antiparkinsonien?

L'hypersexualité est donc directement liée à la maladie de Parkinson. Elle peut également être aggravée par les médicaments, notamment les agonistes dopaminergiques. Le médecin peut envisager d'alléger le traitement, ce qui aura pour conséquence de freiner l'hypersexualité. Mais on risque alors de renforcer les symptômes moteurs. Dans tous les cas, ne modifiez pas votre traitement sans avis médical. N'hésitez pas non plus à en parler avec votre médecin et surtout avec votre conjoint(e). Les troubles sexuels ne sont pas des sujets faciles à aborder, mais en parler est un premier pas indispensable pour les gérer.

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