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Parkinson: stimuler le cerveau

La stimulation électrique de structures cérébrales profondes permet, chez certains patients, de réduire considérablement les symptômes moteurs de la maladie.

Une technique neurochirurgicale

La stimulation électrique cérébrale profonde est une technique neurochirurgicale qui consiste à placer dans le cerveau une électrode qui envoie du courant électrique. Celle-ci est reliée à un boîtier de contrôle situé sous la peau au niveau du thorax ou de l'abdomen. Le patient peut décider lui-même quand il souhaite déclencher son stimulateur et pendant combien de temps.

Les avantages de la stimulation cérébrale profonde

La stimulation cérébrale profonde permet principalement d'améliorer les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson, comme les tremblements, l'akinésie (lenteur et difficultés d'initiation des mouvements) ou la rigidité. L'amélioration est quasiment instantanée lorsque le stimulateur est mis en route mais ses effets disparaissent tout aussi rapidement à l'arrêt.

Une opération à ne pas prendre à la légère!

Cette technique neurochirurgicale n'est pas anodine. Des complications peuvent survenir: infections, hématomes cérébraux, déplacement des électrodes? De plus, la stimulation cérébrale profonde n'est pas destinée à tous les patients parkinsoniens, loin de là. Idéalement, cette technique concerne plutôt les patients plus jeunes (moins de 65 ans), qui ont un fonctionnement intellectuel normal et ne présentent pas de troubles psychiatriques majeurs. Cette technique n'est par ailleurs envisagée que lorsque les traitements médicamenteux ne sont plus efficaces et que le handicap du patient devient sévère.

La neurostimulation en Belgique

Une centaine de patients sont opérés par an en Belgique. Cette opération n'est pas remboursée par les mutuelles et doit faire l'objet d'une évaluation individuelle par l'INAMI (Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité). Cette technique de pointe est, pour l'instant, réservée à une minorité de patients.
Nous remercions le Dr. Frédéric Supiot, neurologue à l'Hôpital Erasme.

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