Témoignages

Quand le Parkinson s'installe (trop) tôt…

Chantal, 50 ans

En 2002, Chantal, 40 ans, apprend qu’elle souffre d'une forme précoce de la maladie de Parkinson. Progressivement, elle perd le contrôle de ses muscles, ses repères, son emploi. Mais jamais son courage. Témoignage, sourire aux lèvres.

Les clients me voyaient trembler

"À l'époque, je remplissais des distributeurs automatiques de boissons dans les écoles, les banques, les entreprises. Selon le planning de la journée, je me déplaçais en voiture d'un lieu à l'autre. C’était un travail très dur. Malgré l’apparition des premiers symptômes, comme les tremblements par exemple, j'ai continué à travailler. Mais la situation devenait difficile, d’autant plus que je ne connaissais pas le mal qui me rongeait. Ça a duré plusieurs années. Mon état physique se dégradait. J'ai commencé à travailler plus lentement. Les clients me voyaient trembler et se plaignaient. J’avais de plus en plus de mal à conduire, mon employeur s’impatientait. Un jour, il m’a convoquée dans son bureau et m’a donné un mois pour réagir, avant de me licencier. De toute façon, je n’aurais pas pu continuer ce travail."

Parkinson précoce: difficile à accepter

"Lorsque le neurologue m’a annoncé que je souffrais de la maladie de Parkinson, j’ai reçu un coup de marteau sur la tête. J’ai ressenti un peu de colère. Pourquoi moi? Pourquoi si jeune? Je connaissais déjà un petit peu la maladie de Parkinson car je m’étais documentée. Internet et le service médical du travail m’avaient mise sur la piste après le constat des premiers symptômes: les tremblements, le regard fixe, la rigidité des membres et des muscles. Aujourd’hui, je me soigne efficacement. Je réponds bien à mon traitement, moins lourd que les précédents. La maladie de Parkinson ne progresse plus. Ce n’est pas toujours facile, mais je me dis qu’il faut que j’avance, que je continue à vivre car la maladie ne me tuera pas. Ma famille et mes amis me soutiennent et m’entourent. Je reste positive et je garde le moral. Je me sens bien."

Je m’investis dans une association de patients

"Malgré la perte de mon emploi, je ne reste pas inactive. Depuis bientôt sept ans, je suis coordinatrice de l’antenne locale d’Athus de l’Association Parkinson. Une fois par mois, je réunis des personnes atteintes par la maladie, accompagnées par leur conjoint. J’organise des réunions à thème, des excursions, des barbecues, des repas de Noël... Je m’investis beaucoup. C’est très important pour moi. Ce travail bénévole me donne beaucoup de punch et énormément de satisfaction."

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Les maladies de A à Z