Médicaments
- 1. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
- 2. La cortisone: dans quels cas?
- 3. Les traitements de fond classiques
- 4. Les traitements biologiques

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Limiter l’inflammation
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (sans cortisone comme l'Aspirine) constituent le traitement de base dans la prise en charge des maladies inflammatoires rhumatismales afin de limiter les douleurs et de contrôler l'inflammation.
Cependant, la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens doit si possible être limitée aux périodes de poussées douloureuses. Elle peut en effet, à terme, entraîner des effets secondaires au niveau digestif (ulcères de l'estomac) ou encore au niveau des reins.
AINS et Coxibs
Les AINS sont cependant très utiles, particulièrement en début de maladie. On distingue aujourd’hui les AINS classiques et les Coxibs. Ces derniers sont des anti-inflammatoires qui ont moins d'effets sur le système digestif. Par contre, leur administration se fait sous prescription médicale et doit être suivie par le médecin.
Polyarthrite et spondylarthrite
Alors que dans la polyarthrite, les anti-inflammatoires n'ont un rôle que lors des poussées, ils constituent la pierre angulaire du traitement dans la spondylarthrite.
Article réalisé en collaboration avec le Dr Muriel Stubbe (Service de Rhumatologie, Médecine Physique et Réadaptation de l'Hôpital Erasme).
La cortisone: dans quels cas?
Différents modes d’administration
La cortisone est une hormone naturellement produite par le corps humain. Elle permet de lutter contre la douleur et l’inflammation. C'est un des plus puissant anti-inflammatoire. Chez les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire rhumatismale, la cortisone peut être administrée par voie orale, par piqûre intramusculaire ou intraveineuse ou encore par voie locale intra-articulaire (infiltration). La cortisone est très efficace dans la polyarthrite rhumatoïde où elle a également une action, comme les traitements de fond, sur l'évolution de la maladie mais peu dans la spondylarthrite.
Une action sur l’évolution de la maladie?
La cortisone a mauvaise réputation, en raison de ses effets secondaires: prise de poids, hypertension, déséquilibre d'un diabète, ostéoporose… La cortisone doit donc s'administrer uniquement sous suivi médical strict.
Article réalisé en collaboration avec le Dr Muriel Stubbe (Service de Rhumatologie, Médecine Physique et Réadaptation de l'Hôpital Erasme).
Les traitements de fond classiques
Contrairement aux AINS et à la cortisone, qui visent avant tout à agir sur les symptômes des maladies inflammatoires rhumatismales en cas de poussée, les traitements de fond ont pour but d'améliorer l’évolution de la maladie à long terme en agissant sur le système immunitaire. Il existe actuellement de nombreux traitements de fond, parmi lesquels le méthotrexate, la salazopyrine, les antimalariques… Ces traitements de fond peuvent être pris séparément ou en association.
Ces traitements mettent généralement plusieurs semaines à plusieurs mois avant d'agir. Il faut aussi souvent un peu de temps pour trouver le traitement de fond qui sera efficace pour un patient donné. Ces traitements ont pour but de permettre une rémission (absence de symptômes) prolongée.
Article réalisé en collaboration avec le Dr Muriel Stubbe (Service de Rhumatologie, Médecine Physique et Réadaptation de l'Hôpital Erasme).
Les traitements biologiques
Apport des biothérapies
Apparus à la fin des années 90, les traitements biologiques agissent de manière ciblée contre certaines protéines de notre organisme. Il en existe plusieurs types, parmi lesquels les anti-TNF alpha. Ces derniers sont des anticorps (monoclonaux) qui vont agir contre le TNF alpha (Tumor Necrosis Factor), molécule impliquée dans le processus de l'inflammation. En effet, dans les maladies inflammatoires rhumatismales, le processus de l'inflammation ne s'arrête pas spontanément. Les anti-TNF ont donc pour objectif de contrôler cette inflammation qui attaque les propres tissus de l'organisme. Ces traitements permettent le plus souvent d’atteindre une rémission prolongée, notamment pour le patient chez qui les traitements de fond classiques ne sont pas efficaces.
Ils s'administrent généralement sous forme d'injections intramusculaires ou intraveineuses.
Pour qui et dans quelles conditions?
Comme ils agissent directement sur le système de défense de notre organisme, les traitements biologiques peuvent causer certains effets indésirables et sont notamment associés à un risque accru d’infections. Ainsi il faut s'assurer, par exemple, que le patient ne souffre pas ou n'a pas souffert de tuberculose qui pourrait être réactivée par les traitements. Les traitements biologiques sont aussi coûteux, raison pour laquelle il est impératif de répondre à certaines conditions (échec des traitements de fond classiques) pour pouvoir en bénéficier.
Article réalisé en collaboration avec le Dr Muriel Stubbe (Service de Rhumatologie, Médecine Physique et Réadaptation de l'Hôpital Erasme).
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