Zoom

grossesse-sep-zwangerschap-ms_493x200

Sclérose en plaques: puis-je être enceinte?

Avoir un enfant est une étape importante dans la vie d'un couple. Mais grossesse et sclérose en plaques sont-elles conciliables?

La sclérose en plaques est-elle en rémission?

Il n'y a pas de contre-indications neurologiques à débuter une grossesse lorsqu'on est porteur de la sclérose en plaques. La grossesse n'aggravera donc pas la maladie. On lui attribue même un léger effet protecteur. Pour pouvoir entamer une grossesse, il faut toutefois être en rémission (plus de poussées depuis plus d'un an) et ne pas prendre certains médicaments immunosuppresseurs comme la mitoxantrone.

Effet de la grossesse sur les poussées

Durant la grossesse, le risque de poussée diminue fortement, et ce particulièrement lors du dernier trimestre. Cet effet est tel que le fait de porter un enfant serait aussi efficace qu'un traitement de fond habituel! Au contraire, après l'accouchement durant la période du post-partum (de l'accouchement aux premières règles), les poussées sont plus fréquentes. Une femme sur cinq en présentera une durant ces trois mois. Cette augmentation contrebalance les effets positifs des neufs mois précédents.

Un risque de sclérose en plaques pour l'enfant?

En raison d'éventuelles prédispositions génétiques, un enfant dont un des deux parents souffre de sclérose en plaques aurait 2,5% de risque de développer à son tour la maladie. «Le risque est un peu augmenté mais il reste faible, précise le Pr Sindic, neurologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc. D'autant plus que l'on parle ici d'une maladie qui se développera 20 à 30 plus tard avec sans doute à ce moment de nouveaux traitements. Je pense que ce facteur ne doit pas entrer en ligne de compte dans la décision d'entamer ou non la grossesse.»

Le traitement

On conseille généralement d'interrompre les traitements au moins trois mois avant l'arrêt de la contraception. Les traitements de fond

- immunomodulateurs - comme l'interféron bêta ou l'acétate de glatiramère n'ont toutefois pas d'effets tératogènes connus. Ils ne provoquent pas de malformation du foetus. Il est donc possible de continuer ces traitements jusqu'à ce que la grossesse soit confirmée par un test. Les traitements pourront être repris juste après l'accouchement à condition que la mère n'allaite pas.

 

Publicité
Les maladies de A à Z