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Un lien privilégié entre SEP et dépression?

La dépression est un problème majeur chez les personnes souffrant de sclérose en plaques. Quel est le lien entre ces deux maladies?

Dépression et maladie chronique

Une personne sur deux souffrant de la sclérose en plaques sera touchée par un épisode de dépression majeure au cours de sa vie. À quoi ce risque de dépression est-il dû? Est-ce une conséquence de l'apparition de symptômes handicapants: perte de mobilité, vue qui baisse...? La menace constante d'une nouvelle poussée userait-elle les nerfs? Pas si sûr! Les maladies chroniques constituent bien entendu un terrain favorable au développement d'une dépression. Dans le cas de la SEP, la dépression est toutefois plus fréquente. Le lien entre ces deux maladies semble donc être - du moins en partie - d'une autre nature.

Un lien physique entre SEP et dépression

Dans une étude publiée en septembre dernier dans Biological Psychiatry, des chercheurs de l'Université de Californie évoquent, en effet, un lien physique direct entre la dépression et la sclérose en plaques. En étudiant à l'aide d'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) les zones atrophiées du cerveau de patients SEP et de personnes en bonne santé, les chercheurs ont pu établir un lien concret. Il semble en effet que l'hippocampe, une région du cerveau impliquée dans la mémoire et les troubles de l'humeur, était de moindre volume chez les patients souffrant de sclérose en plaques.

Plus de stress?

En analysant des échantillons de salive, les chercheurs ont également remarqué que le taux de cortisol - hormone du stress - était particulièrement élevé chez les personnes souffrant de SEP. Or, une atrophie de l'hippocampe ainsi qu'un niveau élevé de cortisol dans le corps constituent des paramètres biologiques fréquemment associés à des épisodes dépressifs majeurs.

Traiter la dépression

Tristesse, perte d'intérêt pour des domaines qui pourtant passionnaient la personne, manque d'appétit... La dépression est un problème majeur bien que malheureusement sous-estimé dans la sclérose en plaques. Elle répond toutefois très bien à la psychothérapie et aux antidépresseurs.

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