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Six idées reçues sur la SEP

Non, la sclérose en plaques ne condamne pas inéluctablement au fauteuil roulant. Et oui, la recherche sur cette maladie continue de progresser. Et si on démontait ces idées reçues qui ont la vie dure?

Idée reçue n°1: La SEP est une maladie héréditaire

La sclérose en plaques ne se transmet pas des parents à leurs enfants. Mais on sait que des prédispositions génétiques, associées à des facteurs externes (comme la consommation de tabac ou une imprégnation insuffisante en vitamine D), peuvent en favoriser la survenue.

Pour rappel, les données les plus récentes démontrent un rôle fondamental de l’auto-immunité dans les mécanismes de cette maladie: le système immunitaire des personnes atteintes se dérègle et se retourne contre leur organisme.

Dans la sclérose en plaques, c’est le système nerveux central qui est touché. Les anticorps s’attaquent à la gaine de myéline qui recouvre les neurones et facilite la transmission de l’information électrique au sein de ceux-ci mais aussi aux neurones eux-mêmes.

Les causes de ce dérèglement du système immunitaire ne sont pas encore entièrement comprises.

Idée reçue n°2: Le vaccin contre l’hépatite B déclenche la SEP

Dans les années 90, des complications neurologiques qui évoquaient des poussées de sclérose en plaques ont été observées chez des personnes qui avaient été vaccinées contre l’hépatite B. Des études sur les relations potentielles entre ce vaccin et la sclérose en plaques ont alors été menées.

Leurs conclusions sont essentielles: si ce vaccin peut révéler une sclérose en plaques pré-existante en favorisant la survenue de la première poussée, il n’existe pas de lien de causalité établi entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

Idée reçue n°3: Qui dit SEP, dit forcément fauteuil roulant

Cette image de la chaise roulante est encore bien ancrée dans les esprits. Pourtant, elle est très éloignée de la réalité pour la majorité (+/- 75%) des personnes atteintes de sclérose en plaques. À l’heure actuelle, seules les personnes qui souffrent des formes les plus agressives de la maladie doivent, à terme, se déplacer à l’aide d’une chaise roulante. Ce pronostic d’évolution relativement favorable s’explique notamment par les avancées scientifiques de ces dernières années et l’apparition de traitements permettant de modifier l’évolution de la maladie.

Idée reçue n°4: La recherche sur la SEP n’avance plus

En l’espace d’une quinzaine d’années, une multitude de traitements de la sclérose en plaques ont vu le jour. Et ce n’est pas fini!

Globalement, le principe des médicaments actuellement à l’étude reste le même: agir sur le système immunitaire. Mais la tendance est à une efficacité accrue, un mode d’administration plus aisé pour le patient (par voie orale notamment) et, surtout, une individualisation des produits et des schémas de traitement en fonction de la personne et de l’agressivité plus ou moins prononcée de sa maladie.

Idée reçue n°5: Les personnes atteintes de SEP ne peuvent plus faire de sport

Au contraire! Il est important que les personnes atteintes de sclérose en plaques restent physiquement actives, du moins dans la mesure du possible.

Pratiquer une activité physique régulière, même modeste, permet d’entretenir ses muscles et ses articulations, réduit la fatigue et le risque de dépression.

Idée reçue n°6: Les femmes atteintes de SEP ne peuvent pas prendre la pilule

La pilule n’a d’influence ni sur l’évolution de la sclérose en plaques ni sur la fréquence et la sévérité des poussées.

Une méthode de contraception efficace (comme la pilule) est d’ailleurs particulièrement conseillée chez les femmes qui suivent un traitement de fond. La prise de ces médicaments doit en effet être interrompue pendant la grossesse.

Les femmes dont la mobilité est entravée doivent cependant être plus particulièrement attentives au risque de thrombose veineuse.

La grossesse en elle-même n’est certainement pas contre-indiquée chez les femmes atteintes de sclérose en plaques. Son suivi implique cependant certaines précautions et la nécessité d’une bonne relation entre la patiente et son médecin.

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