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Stress et sclérose en plaques: deux ennemis?

Une étude récente conclut à l’absence de lien entre le stress et la survenue de la sclérose en plaques. Mais le stress ne serait pour autant pas sans danger pour une personne atteinte de la maladie.

Le stress augmente-il les risques d’apparition de la sclérose en plaques? Une question sur laquelle s’est penchée une équipe de chercheurs de l’Université de Bergen. "Nous savions que des événements stressants de la vie pouvaient augmenter les risques de poussée de la maladie, pour autant nous n’avions aucune certitude quant à leur influence sur la survenue de la maladie", a déclaré Trond Rijse, responsable de l’étude (1). Publiée en mai dernier, cette étude conclut que le stress ne peut pas entraîner le développement de la maladie. Et vient ainsi enrichir une littérature abondante qui tantôt infirme tantôt confirme le lien existant entre stress et sclérose en plaques.

Le rôle néfaste du stress sur la SEP

Les liens entre le stress et l'apparition des poussées de sclérose en plaques sont tout aussi difficiles à évaluer. Si certains chercheurs ont pu montrer qu’un événement stressant de la vie peut effectivement augmenter la probabilité d'une nouvelle poussée, d’autres révèlent que le stress peut être sans effet (2, 3). La difficulté à établir ce lien réside notamment dans les différentes natures de stress et dans la personnalité du patient ainsi que sa capacité d’adaptation. S’ajoute à cela une question: le stress est-il la cause ou la conséquence d'une poussée?

Une seule certitude: il faut éviter le stress

Une chose est sûre: la maladie elle-même engendre un stress. Crainte anticipée de poussée, incertitude quant à l’intensité et la nature des symptômes à venir, dépendance plus grande aux autres… sont autant de facteurs de tension émotionnelle.

Il est dès lors important d’apprendre à gérer la maladie de manière paisible. Pour ce faire, des accompagnements matériels et émotionnels s’imposent, ainsi que des pratiques relaxantes (yoga, Mindfulness, réflexologie, massage). Sans oublier l’essentiel: le soutien des proches, famille et amis.

(1) Neurology 2011 ; 76 (22) : 1866 -71

(2) British Medical Journal 2004 ; 328 ; 731-735

(3) Neurology 2000 ; 55 : 55-61

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