Témoignages

Wouter Marijsse, 24 ans | Wouter Marijsse, 24 jaar

«Le sport m’a rendu plus fort»

Wouter Marijsse, 24 ans

Wouter a 19 ans quand il reçoit le diagnostic de SEP. Cinq ans plus tard, le jeune homme enchaîne les exploits sportifs. C'est sa manière à lui de combattre la maladie.

Ma passion pour le vélo

«Je suis un mordu de sport depuis mon plus jeune âge! Ce n’est toutefois qu’à 15 ans, en faisant du vélo avec deux amis, que j’ai trouvé LE sport. Le cyclisme est très vite devenu bien plus qu’un loisir, je voulais en faire ma profession. Je m’entraînais beaucoup, je surveillais mon alimentation...Tout passait après le vélo et la course.»

«Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas?»

«Les années passent. Certaines semaines, tout va très bien, je casse la baraque. À d’autres moments, je me sens fatigué et je progresse à peine. Depuis l’âge de 18 ans, je travaillais aussi à temps plein dans une jardinerie. Un travail plutôt lourd, ce qui n’améliorait pas mes performances sportives. Je me suis alors mis à m’entraîner et à vivre ma passion de façon encore plus intense. Jusqu’à ce qu’un jour, après un entraînement de 140 km, j’éprouve une sensation d’engourdissement dans une jambe. Je n’y ai pas vraiment pris garde sur le moment, je pensais que c’était de la fatigue… Mais cette sensation ne disparaissait pas, au contraire! Elle s'est transformée en une douleur intense, lancinante. Peu importe ce que je faisais, la douleur ne partait pas. J’ai dû provisoirement arrêter le vélo.»

Le diagnostic de sclérose en plaques: un coup de massue!

«J’ai quand même continué à travailler. Mais je me sentais tellement fatigué… Des mois se sont écoulés avant que je ne me décide à consulter un médecin. Après de nombreuses visites chez différents spécialistes, le diagnostic est tombé: sclérose en plaques (SEP). Un vrai coup de massue! Ma première réaction a été de demander si j’allais en mourir. En fait, j’ignorais tout de la SEP! Il est très vite apparu que je devrais définitivement abandonner la course cycliste. Et aussi tirer un trait sur mon boulot. J’étais complètement désespéré. Désemparé aussi.»

«Ressaisis-toi!»

«J’ai alors cherché une échappatoire à mes problèmes dans la vie nocturne. Je ne prenais plus soin de moi comme doit le faire un patient SEP. Je me suis laissé aller pendant deux ans, jusqu’à ce que mon kiné m’ouvre les yeux! Il m’a prévenu que si je continuais ainsi, je terminerais en fauteuil roulant. Moi, en fauteuil roulant? Jamais! J’ai repris contact avec le coach qui me suivait quand je faisais de la course cycliste. Je devais et j’allais me ressaisir! Mon premier objectif: courir un semi-marathon (21,7 km).»

Run for MS

«Comment m’entraîner de façon intensive avec cette douleur dans la jambe? C’est vrai, au début j’en ai bavé! Je serrais les dents pour supporter la douleur et la fatigue. Puis, au fur et à mesure, elles se sont estompées lorsque je produisais un effort, jusqu’à disparaître aujourd’hui. Peut-être est-ce la conséquence de l’endorphine que fabrique l’organisme pendant le sport? J’ai très rapidement participé à des marathons complets. Jusqu’à ce qu’une amie me suggère de profiter de mes prestations sportives pour récolter des fonds. C’est ainsi qu’est né Run for MS, mon propre projet de collecte d’argent pour la SEP. J’ai récemment effectué la Dodentocht, une marche de 100 km, pour la SEP!»

De nombreuses réactions

«Je reçois généralement pas mal de réactions positives. De nombreux patients SEP me voient comme un exemple. Mais d’autres disent que je donne une image erronée de la SEP, comme si tout était possible. Je comprends leurs réactions. Ce n’est bien évidemment pas le cas. J’ai aussi des jours "sans", où je suis incapable de bouger parce que la douleur et la fatigue sont trop grandes. Mais je suis convaincu que c’est le sport qui me donne de l’énergie et me rend plus fort, tant physiquement que mentalement.»

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