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J'ai dépassé mon appréhension des piqûres

Aude, 34 ans

Plusieurs traitements contre la sclérose en plaques consistent en des injections que le patient doit se faire lui-même. Une gageure pour les phobiques de la piqûre!

Une grosse frayeur

"Quand mon neurologue m'a proposé mon premier traitement de fond contre la sclérose en plaques, il m'a surtout parlé des effets secondaires. Ce n'est qu'à la fin de l'entretien, quand je lui ai demandé comment j'allais faire, d'un point de vue pratique, pour me faire faire une piqûre tous les jours, qu'il m'a dit: "Mais voyons, vous allez vous la faire vous-même!""

Appréhensions

"Je sais que ça peut paraître stupide en regard de la gravité de la maladie, mais pendant une semaine, j'en ai fait des cauchemars! Heureusement, l'infirmière qui est venue me former à l'auto-injection a été vraiment super. Je n'avais pas osé déballer le matériel, alors c'est elle qui me l'a montré. Ce n'était pas la grosse aiguille que j'avais imaginée, mais une sorte de stylo-injecteur. L'infirmière a d'abord fait une démonstration sur une balle en mousse. Ensuite, elle m'a fait la première injection. Moi, je n'en étais pas capable..."

Les premières fois

"La piqûre en elle-même ne se sent pratiquement pas, mais après, c'est désagréable: point d'injection douloureux, le cœur qui s'emballe, des tremblements dans tout le corps... Heureusement, ces effets ne durent pas et s'estompent avec le temps. La deuxième fois, je n'ai pas eu le courage de le faire moi-même: c'est ma mère qui s'en est chargée. Mais la troisième fois, j'étais toute seule. J'ai regardé le stylo-injecteur pendant une heure avant de prendre une grande inspiration et de pousser sur le bouton; les yeux fermés!"

C'est devenu une habitude

"Aujourd'hui, voilà 6 ans que je me pique quotidiennement. Bien sûr, ce n'est pas mon moment préféré de la journée, mais je n'ai pas le choix: j'ai dû surmonter ma phobie pour me soigner."

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