Témoignages

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La SEP m’a rendue accro au vélo

Ayrhini Vancluysen, 42 ans

Avant de recevoir le diagnostic de sclérose en plaques (SEP), Ayrhini n’était pas du tout sportive. Elle s’est mise au sport comme partie prenante de son traitement. Aujourd’hui, elle est devenue tellement accro qu’elle prépare l’ascension du Mont Ventoux!

 

Le sport? Pff…

«Avant le diagnostic de sclérose en plaques rémittente, je n’étais pas très sportive. Le sport… cela ne m’intéressait pas vraiment. Mais, après mes deux premières poussées, les mouvements les plus simples, comme bouger un bras et une jambe, me demandaient énormément d’efforts… J’ai vécu un enfer pendant six mois. Ce n’est que quand vous êtes malade que vous vous mettez à apprécier les choses que vous considériez avant comme allant de soi, comme bouger, faire du sport… Un jour, la MS-Liga Vlaanderen m’a contactée pour me proposer de participer aux séances de sport qu’elle organise pour les personnes atteintes de SEP. Il s’agissait d’entraînements individuels et collectifs axés sur la force musculaire et/ou l’endurance, qui favoriseraient la récupération après les poussées. Pleine de bonne volonté, je me suis inscrite.»

 

Accro au vélo

«Pendant huit mois, j’ai participé chaque semaine à ces séances d’entraînement. Et j’ai repris petit à petit du poil de la bête. Plus encore, je suis devenue accro au sport et j’ai eu envie de continuer à en faire de mon côté. J’ai cherché un centre de fitness dans mon quartier et j’ai pris un abonnement. J’ai très vite remarqué que le vélo - le hometrainer - était mon engin préféré. En concertation avec mon coach de fitness, je me suis composé un programme. Objectif: faire reculer mes limites pas à pas.»

 

L’ascension du Mont Ventoux malgré la SEP

«Au cours d’une des conférences organisées par la MS-Liga Vlaanderen, le kinésithérapeute Paul Van Asch nous a raconté que, par le passé, il avait préparé des personnes atteintes de SEP à l’ascension du Mont Ventoux. Si ça, ce n’est pas repousser ses limites! Ses paroles ont continué à me trotter dans la tête et je me suis mise à envisager de faire de même. Évidemment, j’étais bien consciente que je devrais beaucoup m’entraîner au préalable. J’ai calculé combien de mois seraient nécessaires pour me refaire une condition physique au fitness, combien de mois pour m’entraîner sur un «vrai» vélo… Au bout du compte, je me suis accordé 22 mois, j’en ai encore 20 au compteur.»

 

La SEP a fait de moi une sportive

«Je suis désormais encore plus motivée pour faire du sport et enfourcher mon vélo. Je n’ai plus eu d’autres poussées et j’espère que cela en restera ainsi. Je me suis fixé un objectif et je veux l’atteindre coûte que coûte. Ce qui est chouette, c’est que mon mari s’entraîne avec moi. Au début, il ne croyait pas que moi, qui n’avais jamais été vraiment sportive, je voulais relever un tel défi. Mais voyez maintenant… Dans un certain sens, on peut dire que ma maladie a fait de moi une sportive (rires).»

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