Témoignages

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Ma sclérose en plaques ne se voit pas

Philippe, 40 ans

Atteint de sclérose en plaques depuis une vingtaine d’années, Philippe mène une vie presque normale. Il subit régulièrement des poussées. Mais ses symptômes restent légers et ne laissent pas de séquelles.

Le diagnostic de sclérose en plaques

La maladie s’est déclarée l’année de mes 23 ans. J’avais en fait déjà présenté des symptômes quelques années auparavant sous la forme de vertiges, de nausées… Mais les médecins n’avaient pas diagnostiqué la sclérose en plaques. Et puis un jour, j’ai commencé à voir trouble d’un œil. Je voyais de moins en moins bien, j’étais devenu quasiment aveugle! ″Il s’agit d’une névrite optique″, m’ont annoncé les médecins. ″Un symptôme fréquent de la sclérose en plaques″. Ils m’ont administré un traitement de cortisone par voie intraveineuse à l’hôpital et les symptômes sont partis comme ils étaient venus. J’ai subi une autre poussée quatre ans plus tard, avec à nouveau comme symptôme une névrite optique. Cette fois, l’autre œil était touché. Depuis, j’ai dû faire face à une nouvelle poussée presque tous les deux ans, mais les symptômes sont moins impressionnants. Et je n’ai jamais gardé de séquelles. Il y a sept ans, mon neurologue a commencé à me prescrire de l'interféron, un traitement de fond pour réduire la fréquence des poussées. La dernière date d’il y a trois ans.

 

Des symptômes discrets

Juste avant une poussée, je reconnais les signes. Généralement, mon pied droit est engourdi, ensuite je ressens des picotements et des lourdeurs dans la jambe. Devant tout symptôme qui persiste plus de 2 jours, je consulte mon neurologue, qui détermine s'il s'agit d'une poussée et décide si je dois prendre un traitement intraveineux à la cortisone pendant quelques jours.

 

Ma vie avec la SEP

Au boulot, ma sclérose en plaques ne s’est jamais remarquée. Personne n’est au courant à part la médecine du travail. Au quotidien, la maladie n’a pas changé ma vie. Avant, je faisais même du sport en salle. Je dois juste faire attention à ne pas trop me fatiguer et bien dormir. Quand je suis malade, lors d’une pharyngite par exemple, il me faut plus de temps pour me remettre qu’avant. Je dois directement aller voir mon médecin qui me prescrit plus vite des antibiotiques afin de ne pas trop m’affaiblir. Mais au jour le jour, je vis avec la sclérose en plaques sans trop y penser. Pour le moment, elle ne me fait pas peur parce que je ne garde pas de séquelles. J’ai de la chance, comparé à d’autres personnes qui font face à de gros problèmes. Comme le dit mon neurologue, la maladie n’est pas la même d’une personne à l’autre. Avec moi, pour l’instant, elle reste discrète…

 

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