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Comment vaincre l'alcoolisme?

Alcoolisme - Traitement - Guérir de l'alcoolisme: un processus en plusieurs étapes

Guérir de l'alcoolisme: un processus en plusieurs étapes

Motivation: un pas vers le changement

La motivation peut être fluctuante dans le processus de désintoxication de l'alcool. Elle connaît des hauts et des bas et s'articule en plusieurs étapes.

  • Dans un premier temps, la personne ne ressent pas le moindre problème; elle n'a aucune motivation. Son entourage fait pression mais s'oppose à une résistance.
  • La phase suivante est celle de la réflexion: la personne admet son problème, mais le place en dehors d'elle-même. Elle pèse le pour et le contre.
  • Plus tard, la personne dresse des plans pour modifier sa consommation d'alcool: boire moins ou arrêter. Elle peut très progressivement passer à l'action afin de diminuer sa consommation d'alcool. Sa dignité et son autonomie augmentent.

Ce processus peut aboutir à un changement stable mais la personne n'est pas à l'abri d'une rechute.

Rechuter n'est pas catastrophique

Dans tous les processus de changement, la rechute est une phase normale, y compris lorsqu'on arrête de boire. Un contretemps, une dispute ou une mauvaise nouvelle peuvent la déclencher. Il ne faut pas considérer la rechute comme un échec. Il arrive fréquemment que les personnes retombent à plusieurs reprises dans leur vieux schéma, pour finalement évoluer vers un changement (plus ou moins) permanent.

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Symptômes et conséquences de l'alcool: des médicaments existent!

  • L'abus d'alcool est souvent lié à une carence en vitamine B1. La prise de vitamine B1 est dès lors utile. Les alcooliques développent également fréquemment une carence en magnésium, qui peut mener à des problèmes de santé et doit être corrigée.
  • En cas de symptômes de manque graves comme une hyperactivité, de l'anxiété, une irritabilité augmentée ou des tremblements, le médecin peut prescrire du diazoxide de chlore à prendre pendant cinq jours environ.
  • Chez les personnes âgées ou les personnes dont le foie est atteint en raison de leur alcoolisme, on conseille la prise d'oxazepam.
  • L'acamprosate et le naltrexone diminuent l'envie irrépressible de boire. Le disulfiram fait en sorte que si le patient consomme de l'alcool, il est confronté à des effets déplaisants. Il se sent mal, à envie de vomir... Il s'agit d'un médicament destiné aux malades qui en sont demandeurs. Ces médicaments ont un effet limité et sont plus efficaces dans le cadre d'une approche psychosociale.
Alcoolisme - Traitement - Symptômes et conséquences de l'alcool: des médicaments existent!
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Aide psychosociale pour lutter contre l'alcoolisme

Les assistants sociaux et les thérapeutes développent des stratégies pour la prévention des rechutes. L'option du centre de désintoxication peut être envisagée si la personne a besoin d'un environnement structuré et ne dispose pas d'un soutien social. Une thérapie relationnelle destinée au compagnon ou à la compagne, axée sur la consommation d'alcool, peut également aider. Un accompagnement ou une thérapie peut aussi être nécessaire pour les enfants de parents dépendants à l'alcool, car ils courent davantage de risques de troubles anxieux et du comportement.

Alcoolisme - Traitement - Aide psychosociale pour lutter contre l'alcoolisme

Comment aider votre compagnon/compagne?

  • Continuez à impliquer votre compagnon/compagne qui boit trop dans la vie quotidienne à la maison, dans l'éducation des enfants, dans les finances. Ne l'isolez pas.
  • Evitez les accusations.
  • Ne lui faites pas la morale. Lorsqu'il/elle est à jeun, demandez-lui: "De quelle manière veux-tu que je t'aide? Que puis-je faire pour toi?".

Seule la personne dépendante peut décider de son sort. Vous ne l'encouragerez pas à modifier son comportement si vous lui mettez la pression.

Alcoolisme - Traitement - Comment aider votre compagnon/compagne?

Lire la suite: Conseils pour arrêter l'alcool

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