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Cortisone: pour quelles maladies?

Cortisone: pour les maladies rhumatismales

Chez les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire rhumatismale, la cortisone peut être administrée par voie orale, par injection intramusculaire ou intraveineuse ou encore par voie locale en infiltration intra-articulaire.

Cortisone et polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune détruisant les articulations. Deux types de médicaments sont généralement utilisés pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde: les médicaments symptomatiques ou de soulagement (anti-inflammatoires non stéroïdiens – AINS – et corticostéroïdes) et les traitements de fond. Ces derniers ont pour but de prévenir les poussées et de contrôler les symptômes sur une longue période. Ils regroupent les traitements classiques (comme les immunosuppresseurs) et les biothérapies ou modificateurs de la réponse biologique. Les corticoïdes (prednisone, prednisolone) sont très efficaces pour diminuer l'inflammation et soulager les douleurs et les raideurs articulaires. Ils pourraient aussi retarder l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde, surtout lorsqu’ils sont utilisés en association avec une thérapie de fond. Les corticoïdes ne sont indiqués qu’en cas de polyarthrite débutante et doivent être arrêtés endéans les six mois. La dose ne doit jamais dépasser 7,5 mg de prednisolone/jour. Une injection intra-articulaire de corticoïde peut également être réalisée en cas d’atteinte tenace.

Cortisone et pathologies articulaires et rhumatismales

Les pathologies articulaires et rhumatismales (calcifications, bursites, tendinites, arthrose, douleurs liées à la perte de cartilage, etc.) nécessitent parfois des injections ou infiltrations de corticoïdes en intra-articulaire. Il ne faut pas en abuser, car des injections répétées de corticoïdes peuvent finir par léser les articulations et/ou entraîner les mêmes effets indésirables que s’ils sont pris par voie orale. En général, les médecins se limitent à une-deux injection(s) dans les formes aiguës et les injections/infiltrations ne doivent pas être répétées dans les formes chroniques ou récidivantes.

Écrit par Barbara SimonLire l’article suivant

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