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Comment gérer les crises d'épilepsie?

Epilepsie - Au quotidien - Les facteurs favorisant la survenue d'une crise d'épilepsie

Les facteurs favorisant la survenue d'une crise d'épilepsie

Même si dans la plupart des cas les antiépileptiques se révèlent efficaces, certains facteurs favorisent la survenue d'une crise et doivent donc, dans la mesure du possible, être évités.

  • La fatigue est un facteur favorisant important; certains patients n'ont de crise qu'à l'occasion d'une privation de sommeil. Il importe donc de ne pas manquer de sommeil et d'avoir des nuits régulières.
  • L'alcool, sous toutes ses présentations, favorise indubitablement les crises d'épilepsie et il convient donc de s'abstenir d'absorber toute boisson alcoolisée.
  • Certains médicaments ont un effet épileptogène, c'est-à-dire favorisant la survenue de crises (certains antibiotiques, antidépresseurs, neuroleptiques etc.), de même que certaines drogues (par ex. la cocaïne). La prudence conseille donc de consulter son neurologue en cas de doute, et bien sûr, d'éviter les drogues.
  • En voyage, il sera prudent de transporter ses antiépileptiques sur soi (ou dans le bagage à main) plutôt que dans la valise qui risque de s'égarer. Il est également recommandé d'emporter quelques doses supplémentaires de façon à éviter toute interruption même brève de traitement qui pourrait avoir un effet catastrophique.
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La conduite automobile, les loisirs et les sports

La conduite automobile

Vu le danger que représente la survenue d'une crise durant la conduite automobile, le législateur belge a considéré que toute personne souffrant d' épilepsie est interdite de conduite. Cette mesure est adoucie dans certains cas de figure:

  • après une 1ère crise l'interdiction de conduire est limitée à 6 mois;
  • dans l'épilepsie chronique traitée, l'absence de récidive de crise durant un an (attestant de l'efficacité du traitement) autorise la reprise de la conduite automobile. Le corollaire est que toute nouvelle crise entraîne à nouveau la suspension de l'autorisation durant un an.

Les loisirs et les sports

  • Des sports interdits ou déconseillés

Certains sports sont considérés comme interdits ou formellement déconseillés pour les patients souffrant d'épilepsie car la survenue d'une crise durant leur pratique serait catastrophique. Ils peuvent, en outre, même parfois favoriser une récidive de crise. Les sports concernés sont la plongée sous-marine, le saut en parachute et l'alpinisme.

  • A évaluer au cas par cas

D'une manière générale, il convient d'éviter toute activité qui serait particulièrement dangereuse en cas de survenue de crise d'épilepsie, notamment en raison du risque de chute. Ceci est néanmoins à moduler avec bon sens en fonction du degré de contrôle de l'épilepsie. Par exemple, le vélo sera fortement déconseillé à quelqu'un qui fait des crises quotidiennes avec perte de conscience mais pourra éventuellement être pratiqué par un patient dont les crises sont très rares. Dans tous les cas, le risque de traumatisme en cas de chute sera diminué par le port d'un casque de protection.

Epilepsie - Au quotidien - La conduite automobile, les loisirs et les sports
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Que faire en cas de crise?

Les proches de patient peuvent intervenir avec sang-froid lors d'une crise d'épilepsie pour essayer de limiter les risques d'atteinte corporelle.

  • Tenter d'amortir la chute du patient qui perd conscience pour éviter les blessures dues au heurt violent avec le sol ou le mobilier.
  • "Avaler sa langue" est une légende et ce phénomène n'arrive jamais!
  • Lorsque le patient est dans le coma après une crise, l'installer confortablement en position allongée, le torse et la tête inclinés d'un côté (décubitus latéral) pour permettre à la salive de s'écouler hors de la bouche et éviter qu'elle ne coule dans les voies respiratoires.
  • Lors de la confusion post-critique qui peut suivre une crise même focale, et durer plusieurs minutes, ne pas s'opposer ouvertement à l'activité semi-automatique du patient car cela peut provoquer une réaction d'agitation hostile, mais plutôt le guider gentiment en attendant qu'il reprenne un état de conscience normal.
  • Si la crise d'épilepsie dure plus longtemps que les crises habituelles du patient, et en particulier si les convulsions durent plus de 10 minutes ou si les crises se répètent à courts intervalles sans que le patient ne reprenne conscience entre les épisodes il s'agit d'un "état de mal épileptique" qui est potentiellement nocif pour le cerveau et justifie qu'on fasse appel à un secours d'urgence pour l'injection intraveineuse d'antiépileptique afin d'arrêter la crise le plus vite possible.
Epilepsie - Au quotidien - Que faire en cas de crise?

Ecrit par Dr Tugendhaft

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