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Publié le 04/05/2021

5 mai: Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire

5 mai: Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire

Ce 5 mai marque la 8e Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire (HAP). Quels sont les rouages de cette maladie rare?

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Dans le cas de l’hypertension artérielle pulmonaire (HAP), trois éléments bien distincts se conjuguent pour ne former plus qu’un: la tension, les artères et les poumons. Bien saisir la fonction de chacun d’entre eux permet de comprendre l’installation de cette maladie évolutive.

Une histoire de cœur

Au sein de cette merveilleuse machine qu’est le corps humain, le cœur joue le rôle d’une pompe, afin de redistribuer le sang dans tout le corps grâce au réseau d’artères. Le côté gauche de notre cœur reçoit le sang riche en oxygène, provenant des poumons, et le projette aux quatre coins de notre organisme. Le côté droit du cœur, lui, recueille ce sang et le renvoie vers les poumons afin qu’il soit ré-oxygéné. Ce système fonctionne comme un cycle, une boucle bien rodée.

Les artères des poumons mises à mal

Lorsqu’une personne est atteinte d’HAP, les artères présentes dans les poumons, responsables de la bonne circulation du sang dans l’organisme, subissent une tension élevée. Ces artères subissent un rétrécissement et se rigidifient, à tel point qu’elles ne peuvent plus laisser le sang irriguer notre corps correctement.

À cause de cette tension trop élevée exercée sur les artères (d’où l’utilisation du terme hypertension), le flux sanguin diminue. Face à ce manque, le côté droit de notre cœur réagit en se mettant à pomper plus fort afin d’amener plus de sang vers les poumons, en sollicitant le ventricule (la valve permettant au sang d’être expulsé). Cet effort supplémentaire peut parfois entraîner une augmentation du volume de ce ventricule, qui elle-même peut causer:

  • des battements de cœur irréguliers;
  • une insuffisance cardiaque;
  • des étourdissements;
  • un essoufflement...

HAP: comment s’en prémunir?

Prévenir l’HAP, maladie évolutive et difficile à diagnostiquer, est compliqué. Il est toutefois possible d’agir en amont sur d’autres maladies pulmonaires qui peuvent conditionner sa survenue, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Dans ce cas, par exemple, stopper sa consommation de tabac est essentiel afin de préserver la fonction pulmonaire. Manger équilibré peut aider les personnes en surpoids souffrant d’apnée du sommeil... De légers exercices physiques peuvent aussi atténuer les symptômes de la maladie.

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