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Quels traitements pour les MICI?

Quelle prise en charge des MICI ?

Que ce soit la MC ou la RH, les traitements dépendent de la gravité de la maladie. Plus la maladie est sévère, plus des médicaments puissants seront prescrits. Si des complications surviennent, la chirurgie est parfois proposée. La prise en charge des MICI repose donc sur la diététique (voir chapitre 6), un traitement médicamenteux et parfois une opération chirurgicale. Pour la maladie de Crohn, par exemple, le premier traitement consiste en l’arrêt du tabac, contribuant à la réduction de l’inflammation et à la prévention des récidives. Les traitements préviennent l’apparition de poussées, réduisent les symptômes de la maladie, prolongent les phases de rémission, en aidant à cicatriser les lésions du tube digestif, et réduisent les récidives et la survenue de complications.

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Les traitements médicamenteux

Pour la maladie de Crohn

Le traitement proposé est la cortisone, un anti-inflammatoire général. Par contre, ce traitement est rarement dispensé à long terme vu les effets indésirables qu’il engendre. 
À ce stade aussi, des antibiotiques peuvent soulager les symptômes du patient, surtout en cas d’abcès ou de fistule.

Si nécessaire, le médecin prescrira des immunosuppresseurs qui diminuent les réactions du système immunitaire et empêchent donc l’inflammation.

Pour la rectocolite hémorragique

Les médicaments de première ligne très efficaces sont les salicylés. Ils agissent par contact avec la muqueuse du malade et peuvent être administrés en comprimés, granulés, lavement ou en suppositoire.

Si le patient ne répond pas à ce premier traitement, le médecin propose de la cortisone, qui comporte des effets indésirables s’il est trop fréquemment utilisé. La cortisone s’administre sous forme injectable, par voie orale ou localement sous forme de lavement.

Dans les formes sévères, la ciclosporine, l’azathioprine ou le méthotrexate (des traitements immunosuppresseurs) ont des effets bénéfiques.

La biothérapie, pour les MICI en général

Fin des années 90, un traitement médicamenteux a fait son apparition dans les MICI: les médicaments biologiques ou la biothérapie. Il s’agit d’anticorps qui contrecarrent l’action de protéines qui, elles-mêmes, favorisent le processus d’inflammation de la muqueuse intestinale des patients souffrant de MICI. Grâce à la biothérapie, les patients régulent leur immunité et réduisent l’inflammation à long terme. Les médicaments les plus utilisés sont les anti-TNF-α, (infliximab, adalimumab ou golimumab), le vedolizumab et l'ustekinumab.

Dans la rectocolite hémorragique, le tofacitinib (traitement non-biologique) est disponible depuis peu.

Quand envisager la chirurgie?

Pour les patients résistants à un traitement bien suivi, ou suite à l’apparition de complications, un traitement chirurgical peut être proposé.

Pour la maladie de Crohn

Plusieurs raisons poussent à opérer:

  • Si le patient ne répond pas aux traitements.
  • En cas de sténose, surtout cicatricielle.
  • En cas de certaines fistules, car toutes ne nécessitent pas une chirurgie.
  • En cas de complications dysplasiques, comme un cancer de l’intestin grêle ou du côlon.

Deux types de chirurgies sont principalement proposées :

  • la résection d’une portion de l’intestin,
  • la stricturoplastie, en cas de sténose, qui consiste à élargir un rétrécissement, sans ablation d’un segment d’intestin.

Pour la rectocolite hémorragique

Le médecin propose une opération chirurgicale :

  • En cas de non-réponse aux traitements
  • En cas de colique
  • En cas de cancer du côlon

La chirurgie privilégiée pour la RCH est la colectomie totale avec formation d’un réservoir avec anastomose iléo-anale. Il s’agit de l’ablation de tout le gros intestin, y compris le rectum, avec la constitution d’un réservoir (pour remplacer le rectum) à partir d’une anse iléale positionnée en “J” et anastomosée (reliée) directement à l’anus. Cette technique porte le nom d’AIA: anastomose iléo-anale avec réservoir en J.

Lire la suite: Vivre au quotidien avec une MICI

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