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Publié le 14/04/2021

Psoriasis: la révolution des nouveaux médicaments biologiques

Psoriasis: la révolution des nouveaux médicaments biologiques

Les biothérapies ou traitements biologiques ont révolutionné le traitement du psoriasis. Une nouvelle classe d’anticorps monoclonaux ciblant les interleukines 23 offre des résultats d’efficacité maintenus à plus long terme avec moins d’injections par an.

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Les biothérapies ou traitements biologiques sont des substances produites à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant. La majorité de ces biothérapies sont des anticorps monoclonaux.

Alternative à la photothérapie, aux UVA/UVB...

Dans le domaine du psoriasis, les anticorps monoclonaux qui agissent sur les cellules immunitaires impliquées dans le développement de la maladie sont indiqués en cas de psoriasis modéré à sévère en cas d’échec, d’intolérance ou de contre-indications aux autres traitements systémiques (photothérapie UVA/UVB, méthotrexate, ciclosporine).

En plus des anticorps monoclonaux anti-TNF alpha et des anticorps monoclonaux anti-interleukine ciblant les IL12/IL23 et IL17, il existe aujourd’hui une nouvelle classe d’anticorps monoclonaux anti-interleukine plus spécifiques: les anti IL23.

Atouts des nouvelles biothérapies du psoriasis

Les anticorps monoclonaux anti-IL23 ciblent les interleukines 23 (IL23) qui ont un rôle majeur dans la pathogénèse du psoriasis. Ils agissent en amont dans la cascade inflammatoire du psoriasis en empêchant l’activation des lymphocytes Th17. Leurs avantages? Contrairement aux anti-IL17 qui ont une efficacité d’action qui se manifeste rapidement, les anti-IL23 ont pour caractéristique commune de maintenir leur efficacité sur le long terme.

Cette nouvelle classe d’anticorps monoclonaux a un autre atout: des intervalles entre les injections sous-cutanées plus longs que pour les premières biothérapies. Trois molécules anti-IL23 sont disponibles en Belgique : guselkumab, risankizumab et tildrakizumab.

Utilisation des anti-IL23 en période COVID-19

De nombreuses publications ont montré que la voie immunitaire responsable de l’inflammation dans le psoriasis n’est pas impliquée dans la pathogenèse de la COVID-19. En conséquence, le traitement du psoriasis par un anti-IL23 n’augmente ni le risque de contracter la COVID-19 ni le risque de complications infectieuses. D’ailleurs, les Sociétés belges et internationales de dermatologie ne recommandent pas d’arrêter les anti-IL23 et ne déconseillent pas de commencer un tel traitement en cette période de pandémie, pour autant qu’il n’y ait pas de suspicion ou confirmation de la COVID ou autre infection aigue.

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