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Sep moins d'injections grâce aux médicaments à longue durée d'action | MS minder injecties dankzij langwerkende geneesmiddelen

SEP: moins d’injections grâce aux médicaments à longue durée d’action

Le confort des patients SEP est de mieux en mieux pris en compte. En témoigne l’arrivée sur le marché belge de médicaments injectables à longue durée d’action, qui permettent de diminuer la fréquence des injections. 

Deux nouvelles formes de médicaments injectables font leur apparition dans le paysage thérapeutique de la sclérose en plaques (SEP):

  • Le Plegridy®, qui est remboursé depuis le 1er août 2015 en Belgique. Il s’agit de la forme modifiée («pégylée») d’un interféron bêta-1a. Le Plegridy® s’administre en sous-cutané une fois toutes les deux semaines. Sa forme plus stable au niveau chimique allonge sa durée de vie dans l’organisme.
  • La Copaxone® 40 mg/ml (acétate de glatiramère), qui sera remboursée à partir du 1er janvier 2016. Cette nouvelle version de la Copaxone® 20 mg/ml permet de diminuer de moitié la fréquence des injections (trois par semaine au lieu d’une par jour).

Ces médicaments sont tous deux indiqués pour les personnes atteintes d’une SEP de forme récurrente-rémittente.

Plegridy® et Copaxone® 40 mg/ml: quelle efficacité? Quels effets secondaires?

L’efficacité du Plegridy® et de la Copaxone® 40 mg/ml est comparable aux traitements injectables de première ligne actuels. Ils diminuent la fréquence des poussées d’environ 30%, permettent de réduire le risque d’apparition de nouvelles lésions détectables par IRM (imagerie par résonance magnétique) et aident à freiner la progression du handicap à court et à moyen termes.
Les effets secondaires de ces médicaments sont ceux des interférons bêta et de l’acétate de glatiramère: syndrome pseudo-grippal souvent transitoire en début de traitement (pour les interférons bêta) et réactions cutanées dues aux injections (pour les deux types de traitement).
«Cependant, diminuer la fréquence d’injection limite de facto la gêne occasionnée par les effets indésirables de ces médicaments», souligne le Dr Andreas Lysandropoulos, neurologue à l’Hôpital Érasme.

Injectables à longue durée d’action: d’autres médicaments en préparation

Deux autres traitements injectables sont actuellement à l’étude:

  • Le Daclizumab, un traitement injectable une fois par mois en sous-cutané. «Ce médicament a obtenu de très bons résultats, meilleurs que ceux des injectables actuellement disponibles», précise le Dr Lysandropoulos.
  • L’Ocrelizumab, qui doit être administré par injections intraveineuses deux fois par an. «Son efficacité est aussi supérieure aux injectables de la génération précédente», indique le Dr Lysandropoulos. Si l’Ocrelizumab s’est avéré profitable pour les personnes atteintes d’une SEP de forme récurrente-rémittente, il a aussi obtenu des résultats positifs dans une étude de phase III (dernière étape avant l’autorisation de mise sur le marché) pour la SEP primaire progressive. Ce médicament représente donc un grand espoir pour les patients atteints de cette forme de SEP pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitement efficace.

«Il est très difficile de prédire la date exacte de mise sur le marché de ces médicaments mais ils pourraient être disponibles début 2017», estime le Dr Lysandropoulos.

Écrit par Aude Dion, journaliste médicale

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